Annals of the university of craiova




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Дата28.11.2012
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NOTES


Rousset, 1954 : 91

2 Idem : 8.

3 Ibidem : 177.

4 Leibniz, 1983, in Essais de Théodicée, cité par R. Assunto dans son livre Universul ca spectacol : 37.

5 Rousset, 1954 : 167.

6 Leibniz, La Monadologie, cité par R. Assunto, dans son livre déjà mentionné : 56.

7 Leibniz, cité par R. Assunto, in Universul ca spectacol, idem : 33.

8 Rousset, 1954 : 157.

9 Idem, 168.

10 Rousset reproduit dans son livre, déjà cité, les paroles de Bernin : 141.

11 Leibniz, cité par R. Assunto dans son livre déjà mentionné : 82.

2 Rousset, 1954 : 20.


RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES


ASSUNTO, R., 1983, Universul ca spectacol, Bucureşti, Meridiane.

ROUSSET, J., 1954, La littérature de l'âge baroque en France, Paris José Corti, 1954.

1968, L'intérieur et l'extérieur, Paris, José Corti.

1986, Le lecteur intime, Paris, José Corti.

1993, Narcisse romancier, Paris, José Corti.


ABSTRACT


In the end of the XVI-th century we have to admit the presence of a new sensitiveness that resume the old forms, develop them in its own atmosphere and adjust them to its goals transforming them into new ones.

The baroque architecture seems to express the spirit of the whole period where the world, even the universe, were taken for a theater.


DOSSIER

LINGUISTIQUE


DE LA QUÊTE IDENTITAIRE À LA SUPER-COUCHE LINGUISTIQUE EUROPÉENNE DANS LES LANGUES NATIONALES (AVEC APPLICATION À LA LANGUE ROUMAINE)


Doina BUTIURCĂ

Universitatea „Petru- Maior” Târgu-Mureş


MOTS-CLÉ

influence française, néologisme, adaptation, super-couche linguistique européenne


L’influence de la France est reconnue comme un élément déterminant dans l’histoire de la culture et de la littérature roumaine. Dès la fin du XIX-e siècle, les historiens Pompiliu Eliade (par sa thèse soutenue à Sorbonne, De l`influence française sur l`esprit public en Roumanie) et Nicolae Iorga familiarisèrent l’idée d’une influence française prépondérante au sein de l’esprit public roumain. Comme l’a démontré Pompiliu Eliade, cette influence se développe depuis la seconde moitié du XVIII-e siècle jusqu’à la proclamation du Premier Empire français, grâce à plusieurs intermédiaires.

Le contact avec la langue et la littérature françaises commence en même temps avec l’arrivée des princes Phanariotes en Munténie et en Moldavie (Cazacu et al., 1971). En Transylvanie, l`influence latine, soutenue par les philologues latinistes, a été dominante, à côté de l’influence allemande mais, après 1918, l’influence française devient prédominante dans la langue des intellectuels transylvains.

La période phanariote est le premier intermédiaire du développement de l’influence française dans les Principautés. Durant cette période de domination grecque, la langue française est introduite dans les Principautés. Les interprètes grecs voulaient connaître un nombre de plus en plus grand de langues étrangères auxquelles les Turcs n’avaient pas accès (à cause du Coran). Certains connaissent les principales langues de l’Europe et en particulier l’italien et le français, langues de rédaction des traités. Par exemple, Nicolas Mavrocordat (il ouvre l’ère phanariote) parle et écrit couramment le français.

En 1775, Alexandru Ipsilante réorganise l’enseignement de la Valachie selon le modèle français, en introduisant l’étude obligatoire de la langue française, à côté du grec, du latin, du slave et du roumain. Pour approfondir la langue française on constitue les premières grammaires : Nicolae Caragea a réalisé une grammaire de la langue française, écrite en grec (1785). Une autre grammaire a été constituée par Gheorghe Vendoti (1786). Alexandru Mavrocordat réalise le premier dictionnaire français - grec et grec - français et, sur son ordre, on constitue aussi le premier dictionnaire polyglotte français – grec - italien. À la fin du XVIII-e siècle et au début du XIX-e siècle, les manuels français d’histoire, de philosophie et de mathématiques sont traduits du français en grec, langue mieux comprise par les Roumains.

En temps de guerre, l’influence française est apportée par d`autres intermédiaires: les armées russes. On connaît le fait que les Russes ont subi l’influence française pendant tout le XVIII-e siècle, et surtout à partir du règne d’Elisabeth (1741-1762) puis sous Catherine II (1762-1796). Les officiers russes cohabitent avec des militaires d`origine française, grecque, polonaise, anglaise, allemande, ils communiquent en français entre eux. Pompiliu Eliade nous fait remarquer le fait que «si les Phanariotes donnèrent les premières leçons de français à l’aristocratie moldo-valaque, ce furent certainement les Russes qui leur enseignèrent à le bien prononcer». Par leur arrivée, le français devient la langue des salons, la langue des jeunes. L`aristocratie de la Moldavie est séduite par la politesse des Russes, qu`elle appelle la «politesse française».

Mais le renouvellement du roumain par l’assimilation et l’inclusion des éléments lexicaux occidentaux est un phénomène complexe, commencé longtemps avant l’apparition des premières traductions, de la fin du XVII -e siècle. Les humanistes de la fin du XVII-e siècle et du début du XVIII-e siècle, connaisseurs des langues classiques et romanes occidentales, ont enrichi le vocabulaire par des néologismes latino-romans, quelques-uns entrés par filière polonaise, russe ou grecque. On cite seulement quelques exemples: fantezie, paradă, neant chez I. Neculce ou avocat, activitate, argument, chez D. Cantemir.

Je pense que le renouvellement de la langue roumaine littéraire par l’assimilation et l’inclusion des éléments lexicaux occidentaux est devenu au XVIII-e siècle un phénomène de discontinuité en continuité, dans le sens que la réorganisation linguistique a signifié le remplacement des vieux éléments turcs et néogrecs par de nouvelles structures, qui correspondaient aux aspirations d’une époque de grands troubles sociaux, politiques et culturels.

Les influences occidentales ont été reçues différemment dans la culture roumaine. Dans l`introduction de sa thèse, Pompiliu Eliade affirme que, pour les principautés roumaines de la Valachie et de la Moldavie, la France a fait naître la civilisation et la conscience historique moderne.

Alexandru Niculescu (1978) a observé qu’en Valachie et en Moldavie les récepteurs de la culture occidentale appartiennent à d’autres classes sociales et orientations culturelles qu’en Transylvanie, où la lutte pour l’émancipation nationale avait trouvé un allié fidèle dans la philosophie des lumières, dans des travaux historiques et philosophiques.

L’influence française a eu un rôle décisif dans l’achèvement du caractère moderne de la langue roumaine littéraire, pour deux raisons. La première a en vue la conscience de l’origine romaine commune aux deux peuples et leur parenté linguistique. La deuxième raison (cf. Niculescu, 1978) valorise le prestige culturel de la France au début du XIX -e siècle, les relations d’ordre politique et économique existantes entre la France et la Roumanie. Le moment est venu pour en déchiffrer les lignes de force, capables d’orienter la culture et la littérature roumaine, pour en dégager le sens.

À partir de ce moment, beaucoup de jeunes commencent à faire leurs études en France afin de devenir de hauts fonctionnaires et de célèbres hommes d’état dans leurs pays (Ion Heliade Rădulescu, Vasile Alecsandri, les frères Ion et Dumitru Brătianu, les frères Nicolae et Ştefan Golescu). Toutes les personnalités roumaines marquantes se sont formées en France. La langue française devient un moyen de communication par excellence.

L’atmosphère de ces années a été décrite par plusieurs personnalités. Alexandru Odobescu (après avoir passé son baccalauréat à la Sorbonne, il a été ministre des cultes en Roumanie, chargé de mission pour la mise en place de l’Exposition universelle de Paris, chargé de mission diplomatique à Paris) écrivait : « nous, jeunes étudiants à l’étranger, étions heureux de nous trouver à Paris, surtout parce que nous y trouvions plus de liberté pour aimer sans crainte notre patrie, pour apprendre avec ardeur son histoire et sa langue, pour tailler et adapter à sa mesure toutes les connaissances que, grâce à notre patriotisme roumain sans réserves, nous avions l’occasion et l’enthousiasme d’acquérir en ce centre de libres lumières ».

La Bibliothèque Nationale de France a maintenu plus de mille thèses en lettres, en sciences, soutenues par des étudiants roumains qui ont contribué à l`image et au développement de la Roumanie moderne.

Vasile Alecsandri a été le premier ambassadeur roumain à l’Occident, mais aussi la grande voix de la Latinité. Il a dédié des poèmes à la gente latine. Il écrira ses premiers vers en français. Pour la poésie Chant de la gent latine en 1878, Vasile Alecsandri est couronné aux Fêtes du Félibrige à Montpellier. Le prix attribué par la Société des Langues Romanes de Montpellier pouvait contribuer à une meilleure connaissance de la Roumanie dans le monde. Alecsandri a écrit aussi des comédies - vaudevilles comme Kiritza. Tout au long de sa vie, il se servira du français dans sa correspondance personnelle. La littérature de la seconde moitié du XIX -e siècle comprit aussi une centaine de romans écrits en français, mais aussi de vastes poèmes en prose comme celui écrit par Alecu Russo, Le Chant de Roumanie. Les écrits historiques ou sociologiques de Mihai Kogalniceanu, ministre du premier prince des Principautés roumaines, sont, dans un autre registre, les signes d’un nouvel esprit.

Un rôle important dans le mouvement littéraire franco-roumain ont joué les anthologies franco-roumaines d’Antonin Roque (Leçons et modèles de littérature française suivis par Modèles de littérature roumaine, augmentés de Légendes et Doїnes, chants roumains, imités des recueils de Vasile Alecsandri). Les traductions de Vasile Alecsandri ont été publiées à Paris et ont connu plusieurs éditions.

Dans le mouvement culturel franco-roumain, la plupart des termes sont nouveaux. L’insertion des termes néologiques s’est réalisée en étapes, au niveau des langages, des concepts, sur des aires variées de l’activité scientifique, politique et culturelle.

La terminologie juridique a un caractère français, le droit roumain étant fondé sur le modèle juridique français. La terminologie juridique reproduit en roumain la variante écrite de létymon néologique: roum. criminologie (< fr. criminologie) ; roum. incident (< fr. incident) ; roum. mandat (< fr. mandat). Dans le même registre, on peut signaler qu’il y a des termes qui ont été romanisés après la forme orale du français : roum. cazier (< fr. casier) ; roum. ancheta (< fr. enquête) ; roum. replica (< fr. réplique). D’autres termes, comme : roum. apel (< fr. appel) et roum. pledoarie (< fr. plaidoirie) reproduisent partiellement la forme écrite et orale.

Du point de vue étymologique, la terminologie juridique actuelle maintient les termes d’origine latine et romane, surtout française. Dans le contexte actuel de l’intégration européenne, il y a de nombreuses difficultés concernant l’adaptation des termes de droit communautaire. Le terme acquis communautaire (acquis < vb. acquérir „a dobândi”) n’est pas traduit en roumain, par comparaison avec l’espagnol et l’italien. En espagnol et en italien, acquis communautaire a été remplacé par acervo comunitario. Je pense que la catégorie des néologismes comme : acquis communautaire, road map, two- tier, Common Law etc., pénétrés par la voie de l’intégration européenne, forment aujourd`hui la super-couche linguistique européenne. C`est un nouveau terme qui contribuera au développement d`un phénomène paneuropéen, au niveau des langues nationales.

L’étymon français fondamente une grande partie du langage philosophique roumain, à partir de l’année 1850 jusqu’à nos jours. En 1846, A.T.Laurian traduit le manuel de philosophie de A. Delavigne. Dans l’absence d’un langage philosophique, le traducteur introduit un nombre considérable de néologismes français pour définir les rapports entre les notions et les réalités représentées. Laurian recourt «à une parole nouvelle pour chaque idée nouvelle», avec le but avoué de «former une langue philosophique pour la pensée philosophique». Les termes survivent même aujourd’hui par leurs valeurs sémantiques innovatrices: roum. analogie < fr. analogie ; roum. eroare < fr. erreur; roum. filozofie < fr. philosophie; roum. formă < fr. .forme ; roum. idee < fr. idée ; roum.(a) imagina < fr. imaginer , roum. Logică < fr.logique ; roum. Logician < fr. logicien; roum. sensibilitate < fr. sensibilité ; roum. sens < fr. sens . La classe sémantique du (roum). timp (lat. tempus, fr. temps) est aujourd’hui très riche par rapport à la période de début de la philosophie roumaine d’après le modèle française: roum. temporal < fr. temporel ; roum. temporar < fr. temporaire ; lat. temporarius ; roum. temporiza < fr. temporiser; roum. atempral < fr. atemporel. Dans la plupart des cas, les termes français qui ont à l’origine un étymon latin sont entrés dans le système de la langue roumaine facilement. La terminologie roumaine du droit et de la philosophie s’avère beaucoup plus conservatrice, en gardant sa tradition française.

L’influence française dans la terminologie de la philosophie roumaine n’est pas un fait isolé. Le domaine des sciences positives et de la technique contient une riche sphère lexicale avec des néologismes de provenance française. D. Macrea (1982 : 72- 81), dans une communication présentée au Congrès de philologie romane de Madrid, en s’occupant de l’étude des néologismes à étymon français, remarquait le fait que 27% des termes scientifiques et techniques sont seulement d’origine française. Al. Graur fait l’objection que tous ces néologismes ne sont pas d’origine française, si l`on a en vue seulement les termes qui présentent un phonétisme spécifique français. Pour nous faire une idée en ce qui concerne la richesse sémantique de la terminologie technoscientifique, Theodor Hristea offre pour exemplifier une liste de composés avec radio-: radiocomunicaţie, radioconductor, radiodifuza, radiodifuziune, radioelectricitate, radioelement, radioemisie, radioemiţător, radiofar, radiofrecvenţă, radiojurnal, radiolocator, radiolocaţie, radionavigaţie, radioreceptor, radiorecepţie, radioreportaj, radio-reporter, radiotehnică, radiotelefonie, radiotelegrafia, radiotelegrafist, radiotelegramă, radioterapie, radiotransmisiune.

Le domaine de la médecine, situé sous le signe des Lumières, était très bien représenté en Transylvanie au XVIII -e siècle. Les premiers textes médicaux sont les traductions d`après des études hongroises et allemandes. Ils donnent indirectement une image de la contribution du français à la modernisation du vocabulaire roumain et à la formation d’un langage médical. Le deuxième texte de médecine porte le nom de Învăţătură adevărată pre scurt a vindeca boala sfranţului, paru à Cluj, en 1803, est traduit d’après un recueil hongrois.

En 1804 apparaît à Sibiu, d’après un model allemand, la traductoin Cuvânt pre scurt despre ultuirea vărsatului de vacă. Les autres oeuvres comme: Învăţătură despre ferirea şi doftoria boalelor celor ce se încing prin ţeară , 1816 (traduction d’après le hongrois, faite par Petru Maior ), Apele minerale de la Arpătac, Bodoc şi Covasna şi despre întrebuinţarea aceloraşi în deschilinite patimi, Sibiu, 1821, (étude originale de Vasilie Popp) sont devenues les intermédiaires du développement de l’élément français dans les écritures transylvaines: roum. activitate < fr. activité; roum. anatomie < fr. anatomie ; roum. anorganic < fr. anorganique, roum. contamina < fr. contaminer; roum. contagios < fr. contagieux; roum. curativ < fr. curatif; roum. dietetic< fr. diététique; roum. apetit < fr. appétit; epidemie < fr epidémie; roum medicină < fr. médicine ; roum. melancolie < fr. mélancolique; roum. organ < fr. organe ; roum. organic < fr. organique; roum. organism < fr. organisme; roum. reumatism < fr. reumatisme ; roum. simptom < fr. symptome ; roum. simptomatologie < fr. symptomatologie; roum. temperament < fr. tempérament ; roum. temperatură < fr. température. Les mots ci-dessus sont parus dans la Transylvanie du XVIII -e siècle et représentent le fondement de la médecine roumaine dans les Principautés, même de nos jours. La terminologie de la médecine reproduit en roumain la variante écrite de l’étymon français. Actuellement, par rapport aux langages économique, informatique, plus réceptifs à l’influence anglaise, les terminologies médicale, juridique et philosophique s’avèrent beaucoup plus conservatrices, en gardant la tradition française.

Il faut signaler l’existence des termes crées par la voie du calque sémantique au niveau des tous les langages (il consiste dans l’enrichissement du sens d’un mot existant dans la langue par un sens nouveau, emprunté à une autre langue). Parfois se forment des doublets d’un mot emprunté et d’un mot calqué: sentiment – simţământ.

La plupart des termes sont créés à partir du français: le mot roum. foaie a été utilise à la fin du XIX -e siècle, avec le sens de ziar, revistă (Foaie pentru minte, inimă şi literatură, Braşov, 1838). Nous connaissons deux étapes importantes dans le processus de constitution du calque sémantique: il y a la période qui s’étend du début du XVIII -e siècle jusqu’à la fin du XIX -e siècle et l’étape moderne. Un terme comme cerc (lat. circus, fr. cercle) développe de multiples acceptions modernes, à côté de son sens premier concret: roum. cerc polar (cf. fr. cercle polaire), roum. cerc vicios (fr. cercle vicieux ) »; a acquis, le sens figuré qu’il a en français, par exemple dans cerc de prieteni « cercle d’amis »; roum. mişcare (fr. mouvement ) connaît actuellement les sens, en journalisme, qui se trouvent en français: roum. mişcare populară < fr. mouvement populaire; roum. mişcare democratică < fr. mouvement démocratique. On retrouve la forme fr. connaissance aussi avec des valeurs sémantiques innovatrices: veche cunoştiinţă < cf. fr. vieille connaissance, bună cunoştiinţă < bonne connaissance. La terminologie juridique contenait un nombre de plus en plus grand de mots constitués par calque linguistique: roum. alineat « passage dans un article de lois » (d’après le fr. alinéa) ; roum. curte « le nom de certaines instances supérieures de jugements et administratifs », (d’après fr. cour, en lat. curtis, cohors,-tis): roum. Curtea de casaţie (fr. Cour de cassation).

Le calque lexical de structure peut être total lorsqu’il consiste à former un mot nouveau avec des éléments autochtones, mais en imitant la structure interne d’un mot étranger : roum. cal-putere, a întrezări (de între « entre » + zări « apercevoir »), nou-născut (de nou « nouveau » + născut « né »), a supraveghea (de supra- « sur- » + veghea «surveiller ».

Le processus d’adaptation des néologismes au système morphologique du roumain a été fait sous laction des lois qui ont déterminé, en général, l’intégration des néologismes latino-romans, dans la structure de la langue actuelle, et sous leffet des règles spécifiques pour la transformation des emprunts du français. Du point de vue phonétique, ces termes se s’intègrent au système de la langue roumaine. Les difficultés rencontrées se doivent aux différences majeures existantes au niveau phonétique, entre les deux langues.

Il y avait dans la seconde moitié du XIX-e siècle la tendance de normer la prononciation par l’identification de l’image graphique avec celle acoustique. Les modifications phonétiques apparaissent dans le thème et aussi dans les affixes: roum. interesant < fr. interessant ; roum. reprezentant < fr. représentant.

Au niveau consonantique, le groupe cs des mots français s’est réduit à s.

En ce qui concerne l’encadrement morphologique, les néologismes ont subi des modificatios radicales. Les féminins du français deviennent en roumain neutres: fr. armoire > roum. dulap ; fr. chaise > roum. scaun. La plupart des néologismes intégrés au genre neutre reçoivent la désinence –uri, selon le modèle des anciens neutres roumains, comme: lucruri.

Certains verbes néologiques entrés du français sont encadrés à la I-ère conjugaison, comme en français entre 1840-1860: roum. a contribua < fr. contribuer ; roum. a dispoza < fr. disposer, utilisés par M. Kogălniceanu et, respectivement, N. Bălcescu. La forme actuelle s’est imposée sous l’influence du modèle latin: roum. a contribui < lat. contribuere ; roum. a distribui < lat. distribuere.

La flexion verbale a subi des modifications majeures à cause de la concurrence entre l’étymon latin et celui français: roum. dirige / dirija (fr. diriger), roum. protege / proteja (avec étymon français), corecta / corija. Le modèle occidental a imposé le néologisme dans la langue roumaine littéraire. Il a été difficile de l’encadrer parmi les verbes de la première conjugaison du français parce qu’en roumain, à cette conjugaison, il y deux catégories: des verbes sans aucun suffixe flexionnel (a aduna, a alerga, a chema) et des verbes avec suffixe: lucrez, păstrez, desenez. Les verbes de la II -ème et de la III--ème conjugaisons terminés en –ir (appartenir, réussir) ont trouvé place en roumain soit à la IV-ème conjugaison (a reusi) avec le suffixe –esc, par analogie avec privesc, folosesc, soit à la III-ème conjugaison (a aparţine).

La dérivation a été aussi sensible à l’influence française: dans le cas de certains adjectifs néologiques, le roumain renonce à quelques affixes, selon le modèle français: idealnic –> ideal (selon le fr. idéal(e), moralnic / moral (selon le fr. moral(e). La situation est aussi identique dans le cas de l’ancien–icesc de filosoficesc, politicesc, remplacé par l’affixe –ic: filosofic, politic. Le modèle français est aussi imité dans le cas d’un autre affixe –esc des adjectifs comme: românesc, franţuzesc.

La transposition d’un terme avec un sens nouveau et une forme différente d’un idiome à l’autre n’est pas la seule forme d’emprunt en roumain. Les néologismes sont doublés par la phraséologie. La préoccupation d’enrichir la langue littéraire par des calques a commencé depuis la première moitié du XVIII -e siècle et a continué pendant le XIX -e siècle, imposée par la nécessité de créer la terminologie scientifique, philosophique et grammaticale (Ursu, 1962 : 117-118). D. Cantemir, dans Istoria ieroglifică et dans Divanul, utilise de nombreuses formes calquées d’après le modèle des langues latine et grecque. La plupart des unités phraséologiques du XIX-e siècle sont calquées d`après la langue française. Th. Hristea (1984) a consacré un ample chapitre au calque en roumain, en proposant une classification rigoureuse des faits. Le calque basé sur la traduction de tous les éléments du modèle étranger et les calques partiels (une partie du composé est calquée, et l’autre est empruntée) sont des formations lexicales complètes, fréquemment rencontrées dans la langue roumaine contemporaine. Voilà quelques calques entiers: ceas-brăţară (selon le fr. montre bracelet), câine-lup (fr. chien-loup), hârtie monedă (fr. papier-monnaie), nou-născut (fr. nouveau-). Dans certaines situations, les vieux mots ont enrichi leur contenu sémantique sous l’influence des termes français correspondants: nebun (avec le sens moderne de pièce au jeu d’échecs, calqué du fr. fou); rădăcină (avec les sens qu’il a en linguistique, mathématiques: rădăcina unui cuvânt – du fr. racine d’un mot ; rădăcină a unei ecuaţii, du fr. racine d’une équation). Les expressions a da un ceai, a invita pe cineva la un ceai sont la traduction des expressions françaises correspondantes: donner un thé şi inviter quelqu’un à un thé. L’expression ceai dansant est aussi un calque, selon le fr. thé dansant.

On a aussi mis, dans la catégorie des calques, les dérivés roumains (avec des préfixes et des suffixes parasynthétiques). La plupart de ces calques sont des adaptations des formes françaises: dans les dérivés avec între, le préfixe est une adaptation du fr. entre- (lat. inter-) au thème copié selon le même modèle: roum. întredeschide < fr. entrouvrir ; roum. întreţine < fr. entretenir ; roum. întrezări < fr. entrevoir.

Les formations avec le préfixe con-, co- sont soit des dérivés néologiques latins (ils donnent l’idée d’association) signifiant « avec, ensemble » (lat. convocare, lat. contribuere, lat. coniugare), soit des calques partiels, d’après le modèle français: roum. concluzie < fr. conclusion / lat. conclusio),roum. conlocui < fr. cohabiter ; roum. consfinţi < fr. consacrer ; roum. complace < fr. complaire. Dans la catégorie des dérivés à double ascendence, latine (dans le mot hérité) et française (dans les formations empruntées), on a inséré aussi d’autres préfixes. De- hérité du latin, dans des structures comme lat. deprehendere peut être trouvé aussi dans les dérivés calqués partiellement: demers (selon le fr. démarche), deducere (lat. deducere, fr. déduire), descrie (fr. décrire, lat. describere). L’affixe de- ne doit pas être confondu avec des-, préfixe hérité (lat. dis-) dans des structures comme: deseori, dezlega, etc.

In- (im-) crée des dérivés comme a insufla: lat. insuflare, fr. inspirer (au XIX -e siècle, il a connu l’étape de calque intégral - insufla).

Comme préfixe néologique, inter– (fr. inter–, lat. inter–) a conduit à l’apparition des formations comme: interzicere (fr. interdire, lat. interdicere).

L’affixe pre– (fr. pré, lat. prae–) est devenu aussi prolifique dans des dérivés comme: prevedea (fr. prévoir), preveni (fr. prévenir, lat. praevenire). Pro– (fr. pro–, lat. pro–) apparaît dans des structures partiellement calquées: propune (lat. proponere, fr. proposer). Il y a des formations dans lesquelles on doit prendre en considération l’étymon latin, car lui seulement est à la base de la formation roumaine: des par exemple, est un préfixe hérité (lat. dis–) en roum. dezlega, descoperi auquel on n’attache pas de formes calquées, mais des dérivés sur le territoire de la langue roumaine: desface, desprinde. Dans d’autres situations, l’étymon français est fondamental pour les dérivés calqués partiellement: roum. contraface < fr. contrefaire ; roum. contrazice < fr. contredire.

Le processus d’intégration des néologismes et des calques linguistiques est très long, et s’étend sur tout le parcours du XX-e siècle. Soit qu’elle ait été surévaluée, soit qu’elle ait provoqué polémique, il est certain que l’influence française représente non seulement un moyen d’enrichir et de nuancer, mais aussi une redéfinition de la physionomie néolatine de la langue roumaine, dans l’aire de la romanité balkanique.

Du point du vue historique et comparatif, sous le nom d’emprunts savants se cachent des réalités différentes d’une langue à l`autre, mais surtout du roumain aux autres langues romanes de l’Occident, car seulement elles ont maintenu le latin comme langue de la culture et de l’administration tout au long du Moyen Age et comme langue de l’église catholique romaine, jusqu’au deuxième concile du Vatican. Voilà ce qu’écrivait Tagliavini: «  Si les langues néo-latines de l’Occident avaient le besoin d’exprimer des concepts ou de nommer des objets pour lesquels elles ne trouvaient pas de terme adéquat dans le fond linguistique commun, vulgaire, elles l’empruntaient de la langue écrite, donc du latin, qui avec des formes plus ou moins classiques (ou qui les imitaient), continuait d’être la langue de la culture et de l’enseignement, modèle de style et modèle de chaque genre littéraire, réservoir linguistique à la disposition des hommes instruits; autant dans la période de leur formation, que pendant toute leur histoire. Le latin représentait aussi le modèle syntactique de la prose artistique qui, dans toutes les nations néolatines occidentales, a adopté le type établi par la tradition séculaire de la littérature latine mediévale ».

Les éléments érudits de la langue italienne portent les marques suprasegmentaux (la position de l’accentuation latine, basée sur la quantité de la pénultième voyelle), morpho-syntaxiques (on maintient les comparatifs et les superlatifs synthétiques, mais aussi les termes qui reproduisent un nominatif latin) et sémantiques du latin classique. La variante toscane et celle florentine se sont prouvées plus réceptives à ce type d’emprunt, grâce aux ressemblances majeures « avec le type latin » de structures lexicales et morphologiques. Les différences entre le fond primaire et la super-couche culte sont d’ordre phonétique. Les termes qui ont évolué d’un nominatif latin sont aussi des formes savantes, si l’on a en vue le fait que le latin populaire n’a pas conservé cette forme casuelle. Édificatrice reste cependant, dans la vision de Tagliavini, la couche culturelle, définie par des sphères sémantiques variées, soit qu’on parle de la terminologie scientifique soit de celle religieuse, qui conserve aussi l’accent latin: lat. cathedra > it. cattedra (avec l’accent sur la première syllabe). Dans les langues portugaise et espagnole, l’élément savant latin a aussi pénétré dans la période de la Renaissance européenne (les XV-XVI-e siècles), par ce que Tagliavini nommait des « allotropes » spécifiques: sp. fingir (simuler), sp. circulo (cercle). Grâce à la grande influence de la culture latine dans l’évolution du français, l’élément savant est mieux représenté dans cet idiome. Beaucoup de mots qui appartiennent au langage oral sont remplacés par leur synonyme culte.

À la différence des super-couches allemandes, l’influence latine est „prépondéramment culte, typiquement littéraire” (Tagliavini, 1977 : 258). Si dans la plupart des cas, les mots empruntés par cette voie ont pénétré dans les langues romanes occidentales relativement tôt, en roumain les néologismes savants sont plus récents et les grammaires les situent dans une classe différente de celle des mots latins transmis par filière populaire. Les causes ont été aussi invoquées par Tagliavini « les Roumains ont été isolés du monde occidental et de la culture latine pendant tout le Moyen Age et même aux débuts de la période moderne. Dans le territoire de l’Empire Byzantin et sous la domination linguistique et culturelle gréco-byzantine, premièrement, et puis slave, avec une église qui utilisait comme langue liturgique le paléoslave, avec des organisations étatiques dont la langue officielle était le médio-bulgare, le roumain est resté complètement isolé dans un milieu de langues différentes ».

La langue roumaine contemporaine réalise la distinction nécessaire entre préfixe et préfixoïde, suffixe et suffixoïde. Les préfixoïdes ou les pseudopréfixes sont des unités qui, dans les langues d’origine (latine et grecque, d’habitude), ont eu de l’autonomie lexicale et sémantique, en opposition avec les préfixes qui, comme on a pu le voir en latin, n’avaient pas cette indépendance, devenant parfois non-analysables. Grâce à leur mobilité, les préfixoïdes et les suffixoïdes ont été utilisés comme des bases de composition dans ce que Ciobanu et al (1970 : 241-260) appelait « des composés de type gréco-latin ». Le rôle de ces éléments se définit mieux si l’on s’approche du langage de la science et de la technique. Les composés avec des éléments savants se distinguent des dérivés par la relative autonomie lexico-sémantique des deux unités structurales et se ressemblent par le pouvoir de former des séries de dérivés. Comparez: morfologie, omolog, democraţie, des composés savants qui forment des dérivés comme: omologat, neomologat, nedemocratic, antidemocratic avec prescurtat, încântat, dezdoit, formés avec des préfixes dont les dérivés peuvent être: neprescurtat, neîncântat, nedezdoit.

Tous les composés avec des éléments savants ne peuvent pas former de dérivés, comme on peut le voir dans la terminologie technoscientifique internationale: electrofiltru, telecomandă, cvasiomogen, panromanic, etc. Certains préfixoïdes sont utilisés dans la langue roumaine contemporaine comme éléments lexicaux à sens indépendant, circulant en nombre de plus en plus grand avec cette qualité, surtout dans les domaines scientifique, commercial et médical: Electro, Foto, Tehno, Poli, Filo, Dermato, Metro, Auto, etc. D’autres forment seuls des substantifs communs: de vice- (vice-maire) s’est formé vicele (deux), mega, des adverbes (on écoute mono) ou même des noms propres, si l’on envisage des structures comme: On va au Zoo ou à Poly 2”. Mais il y a une catégorie de composés savants considérés par certains chercheurs des mots de base, même si le locuteur saisit séquentiellement la structure du mot composé: aeroport, pseudonim, monolit, etc. Pourtant, il n’y a pas de ligne de délimitation bien établie entre les préfixoïdes devenus neutres sous aspect lexical dans un mot de base et les préfixoïdes productifs dans les composés du vocabulaire de la langue roumaine contemporaine. Il n’y a pas de critères solides de classification. Mais, il est possible que, grâce au corps phonétique réduit du deuxième élément (monolithe, l’homophone, l’homonyme) l’on crée dans la tête du locuteur l’idée d’une structure lexicale homogène. Malgré sa forme réduite, le deuxième élément reste le porteur de sens du composé, sa marque sémantique. Le critère de l’usage et le temps pourront, probablement, conduire à un degré de lexicalisation si grand que l’élément lexical du préfixoïde ou du suffixoïde reste dans un plan second.

Les XVIII-e et XIX-e siècles ont représenté pour la culture roumaine une période de quête de l`identité. La contribution de la langue française a été fondamentale afin de relatiniser et moderniser la langue roumaine.

Je pense que le problème posé par la recherche linguistique actuelle et certainement celui de l`avenir est celui du rapport entre la langue nationale et la super-couche linguistique européenne entraînée par la voie de l`intégration dans l`Union Européenne.

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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URSU, N. A., 1962, Formarea terminologiei ştiinţifice româneşti, Bucuresti, Editura Ştiinţifică şi Pedagogică.


ABSTRACT


The 18th and 19th centuries signified for the Romanian culture and, implicitly, for the Romanian language, a period of identity searching. The 20th century and especially the post December 1989 period, impose an intercultural and interdisciplinary approach of the European cultural and linguistic reports. The aspect we proposed ourselves to approach in our study refers to the relationships between the European superior linguistic layer and the national languages, the Romanian language in particular.


LES VARIÉTÉS DU FRANÇAIS DANS LE DISCOURS DES MANUELS ROUMAINS DE FLE


Cecilia CONDEI

Université de Craïova, Roumanie


MOTS – CLÉ

variétés du français, discours didactique, analyse du discours, cadre énonciatif


0. INTRODUCTION

Tout le monde est d’accord depuis longtemps pour souligner que les langues naturelles présentent des faits de variation. Ces faits, plus ou moins évidents constituent le côté hétérogène des langues, leur zone de réalisation instable.

La perspective que nous proposons se place dans cette zone, observée et décrite par la linguistique variationniste qui part de « l’hypothèse que la variation linguistique obéit à des régularités relevant de deux ordres : des contraintes linguistiques d’une part, des facteurs historiques et sociaux (extralinguistiques) de l’autre » (Gadet, 2003 : 67). Les faits de langue que nous allons étudier appartiennent au discours didactique présenté dans les manuels de FLE utilisés pendant deux périodes, marquées par la révolution de 1989. C’est le moment qui a radicalement changé la politique du pays en le conduisant d’une orientation de gauche, totalitaire, vers une orientation politique démocratique.

Les transformations du système d’enseignement ont été majeures : en dix ans (1989-1999) le discours didactique du manuel, celui de l’enseignant, le contenu des outils pédagogiques (livres, curriculum, outils d’évaluation) et des programmes officiels a changé radicalement surtout dans la partie qui touche l’enseignement des langues vivantes. L’enseignement du FLE vise maintenant non pas à donner des informations sur la langue et la culture françaises mais à former un locuteur capable de transformer cette langue en langue de communication et de comprendre la culture et la civilisation françaises. Nous proposons une perspective diachronique qui complète la description synchronique : la place des variétés du français dans le contenu des manuels de l’époque totalitaire et de l’époque actuelle.

Nous allons chercher à savoir dans quelle mesure les manuels de FLE contiennent des variétés de langue pour voir quelle variante de français est proposée aux apprenants et où s’insère la variante en question : dans les textes des œuvres littéraires ou dans d’autres textes. Nous allons souligner quels sont les textes qui abondent en éléments variationnels et quels sont les centres d’intérêt où se placent ces faits de langue, ou encore, quelles sont les séquences pédagogiques ou les types d’activité que les concepteurs des manuels ont choisi pour insérer les éléments variationnels.

L’élément variationnel est-il signalé pour que l’apprenant puisse devenir conscient de sa présence, l’identifier, le comprendre et l’utiliser ensuite ? (Petit lexique, parenthèses avec l’encadrement de la variation). Quel type de variante domine ? Se manifeste-t-elle au niveau phonétique, morphosyntaxique ou lexical ? Ce ne sont que quelques questions auxquelles nous essayons de répondre.
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