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Дата19.10.2012
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ТипДокументы
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Hervé CARRIER, s.j.


(1975)


RÔLE FUTUR
DES UNIVERSITÉS



Un document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay, bénévole,

professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi

Courriel: jean-marie_tremblay@uqac.ca

Site web pédagogique : http://www.uqac.ca/jmt-sociologue/


Dans le cadre de: "Les classiques des sciences sociales"

Une bibliothèque numérique fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay,

professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi
Site web: http://classiques.uqac.ca/


Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque

Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi

Site web: http://bibliotheque.uqac.ca/




Politique d'utilisation
de la bibliothèque des Classiques



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L'accès à notre travail est libre et gratuit à tous les utilisateurs. C'est notre mission.


Jean-Marie Tremblay, sociologue

Fondateur et Président-directeur général,

LES CLASSIQUES DES SCIENCES SOCIALES.

Cette édition électronique a été réalisée par Jean-Marie Tremblay, bénévole, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi à partir de :


Hervé CARRIER, s.j.


RÔLE FUTUR DES UNIVERSITÉS


Rome : Presses de l’Université Grégorienne, 1975, 251 pp.


[Autorisation formelle accordée par l’auteur le 17 novembre 2009 de diffuser l’ensemble de son œuvre dans Les Classiques des sciences sociales.]


Courriel : herve.carrier@jesuites.org


Polices de caractères utilisée :


Pour le texte: Comic Sans, 12 points.

Pour les notes de bas de page: Comic Sans, 12 points.


Édition électronique réalisée avec le traitement de textes Microsoft Word 2008 pour Macintosh.


Mise en page sur papier format : LETTRE (US letter), 8.5’’ x 11’’)


Édition numérique réalisée le 21 avril 2010 à Chicoutimi, Ville de Saguenay, province de Québec, Canada.





Hervé CARRIER, s.j.


RÔLE FUTUR DES UNIVERSITÉS





Rome : Presses de l’Université Grégorienne, 1975, 251 pp.


Table des matières


Table des matières

Index des Noms

Deuxième de couverture

Présentation


Chapitre I. La science : une institution en crise


Introduction


1. Le savoir éclaté : Répercussions culturelles

2. Confiance ébranlée : Deux postulats s'écroulent. - Faut-il continuer l'aventure scientifique ? - Le retournement de l'opinion publique

3. Crise de l'Éthique scientifique : L'Ethos de la science selon Merton. - Les faits contre les principes

4. La science : idéologie et pouvoir contestés : La science comme idéologie. - Dénonciations du pouvoir scientifique. - L'information volontaire des scientifiques

5. La misère défie encore la science : La science et le quart-monde. - Pour une mobilisation des scientifiques

6. Conclusion


Chapitre II. L'Université affronte la crise de la science


1. La révolution socio-scientifique : L'« Universitas scientiarum » encore possible ? - Science « universitaire » et science « non académique »

2. L'exercice de la fonction critique : Quelle rationalité ? - L'abus pragmatique. - Les courants anti-scientifiques

3. Défendre l'universalité de la science : Courants en U.R.S.S. et aux U.S.A. - Servir tout l'homme et tous les hommes

4. Pour une pédagogie « projective » : Le futur fait redécouvrir le passé. - Dépasser le positivisme

5. Conclusion : L'évaluation de la pratique scientifique. - L'évaluation de l'Université par elle-même


Chapitre III. L'Université dans la société future


1. Une sociologie prévisionnelle est-elle possible ?

2. La société post-industrielle et la science

3. Le savoir bien de tous. - Répercussions sur l'Université

4. Le savoir moderne est obsolescent. - Répercussions sur l'Université

5. Science et processus de croissance intégrale. - Répercussions sur l'Université

6. Conclusion


Chapitre IV. Une programmation de la recherche dans l'Église


1. Programmation de la recherche dans les États modernes

2. La position des Universités

3. Coordination de la recherche dans l'Église

4. Concertation libre et volontaire

5. Objections et réserves possibles

6. L'apport des Universités catholiques

7. Rôle de la F.I.U.C.

8. Perspective ecclésiale

9. Conditions requises

10. Conclusion


Chapitre V. Pourquoi des Universités catholiques


1. La culture de la société post-industrielle

2. L'apport original des Universités catholiques

3. Consensus des éducateurs catholiques

4. Besoins nouveaux, responsabilités nouvelles :


A. L'Enseignement : mutations socio-pédagogiques

B. La Recherche : nouveau service de la collectivité


5. Conclusion


Chapitre VI. L'action pastorale dans l'Université


Introduction


1. Socialisation de l'Université : a) description du phénomène ; b) action de l'Église

2. Conscience religieuse nouvelle à l'Université : a) description du phénomène ; b) action de l'Église

3. L'Université se répand hors de ses murs : a) description du phénomène ; b) action de l'Église

4. Rôle de l'Université dans la révolution socio-scientifique actuelle : a) description du phénomène ; b) action de l'Église

5. Attitude des responsables de la pastorale universitaire


Bibliographie


Rôle futur des universités (1975)


INDEX DES NOMS


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AMSTERDAMSKI S.

ANDERSON N.

ARISTOTE

ARON R.

AUGER P.


BACON F.

BAIN R.

BALBIR J.K.

BARNES S.B.

BEHRENS W.W.

BACHELARD G.

BATIFFOL P.

BELL D.

BELLAH R.N.

BEN-DAVID J.

BERNAL J.D.

BLONDEL M.

BLOOM A.

BLUME S.S.

BOAS F.

BONNEAU L.-P.

BRZEZINSKI Z.

CARRIER H.

CHÀGAS C.


CIRESE

CIUFFOLI M.

CLAPP M.


CLARKE R.

COLE H.

COMTE A.

CORRY J.A.


DE COULANGES F.

COURVOISIER J.

CRAEN D.

CROMBIE A.C.


DEURINCK G.

DHAVAMONY M.

DOLBY R.G.

DOUGLAS J.D.

DURKHEIM E.


EPAMINONDAS


FALLOUX F.

FARMER P.

FELD B.T.

FOUREZ G.

FRANCK J.

FREEMAN C.

FREUD S.


GALBRAITH J.K.

GALILÉE

GARDEIL A.

GORE K.

GOULDNER A.W.

GRANDMAISON L.

GREEN Ph.


HABERMAS J.

HALL A.R.

HANDLER Ph.

HESBURGH T.M.

HETMAN F.


JADOT J.

JAHODA M.

JASPERS K.

JEAN XXIII


KAGAN J.

KIERKEGAARD S.A.

KING A.

KUHN T.S.


LADRIÈRE J.

LAGRANGE M.J.

LAKATOS I.

LANTERNARI V.

LEBRETON J.

LEFRANC R.

LEVINSON S.

LÉVI-STRAUSS C.

LUNDBERG G.A.


MACKENZIE N.

MAHEU R.

MANNHEIM K.

MARCUSE H.

MASTROMATTEI R.


MATTHEWS M.

MATVEEV M.

M'BOW A.-M.

MEAD M.

MEADOWS D.H.

MEADOWS D.L.

MEISSNER B.

MERTON R.K.

MESAROVIC M.

MILL J.S.

MILLS C.W.

DE MONTESQUIEU Ch.

MUSGRAVE A.


NEWMAN J.H.

NEWTON I.


PARNOV E.

PARSONS T.

PASTEUR L.

PAUL VI

PAVITT K.

PECCEI A.

PENTY A.J.

PERKINS J.A.

PESTEL E.

PHILLIPS D.L.

PIE XI

PIE XII

PLATON

PLATT J.R.

POLANYI M.

POPPER K.


PRAVDIN A.

PRICE D.


RANDERS J.

REISCHAUER E.

RENAN E.

RIDER F.

ROSENMAYR L.

ROTHMAN R.A.

ROUCHE N.

RUSSELL B.

RUSSO F.

RUYER R.


SAKHAROV A.

SALOMON J.-J.

SAUVY A.

SCHAAR J.

SERTILLANGES A.G.

SHILS E.

SILVA A.


SKLAIR L.

SOLJÉNITSYNE A.


TEILHARD DE CHARDIN P.

THIERS A.

THOMAS D'AQUIN

TOURAINE A.

TOURNIER M.

TOYNBEE A.


VALÉRY P.

VERNON R.


WALDHEIM K.

WEBER J.J.

WEBER M.

WHITEHEAD A.N.

WUNDERLICH R.



Rôle futur des universités (1975)


Deuxième de couverture


L'AUTEUR


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Né au Canada en 1921. Diplômé de l'Université de Montréal, des Facultés Jésuites de Montréal, de la « Catholic University of America » de Washington, et Docteur de la Sorbonne (sociologie).

Depuis 1959 il est professeur de sociologie à l'Université Grégorienne de Rome. En 1966 il est nommé Recteur de cette Université. Il a été invité à enseigner en diverses Universités, au Canada, en Italie, au Brésil, en France. Depuis 1970, il est Président de la Fédération Internationale des Université Catholiques.

Principales publications : Psychosociologie de l'appartenance religieuse, Rome, 1960, 1964, 1966 (traductions en italien, en espagnol, en anglais) ; La Vocation : dynamismes psycho-sociologiques, Rome, 1966 (traductions en italien et en espagnol) ; avec Pin Emile, Sociologie du Christianisme, Sociology of Christianity, Rome 1964-1968 ; Essais de sociologie religieuse, Paris 1966 (traductions en italien et en espagnol).

Le présent ouvrage poursuit les réflexions socio-pédagogiques que l'auteur abordait dans son livre, L'Université entre l'engagement et la liberté, Rome, 1972 (traduit en italien).


Rôle futur des universités (1975)


PRÉSENTATION


Après la crise


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[7] L'Université est une idée-institution très vulnérable mais étonnamment tenace. C'est ce que les faits semblent démontrer encore une fois. L'Université est en reprise : elle aura de nouveau réussi à trouver sa voie à travers une crise qui s'annonçait peut-être fatale.

Dans un passé récent, plusieurs se demandaient si les violences de la contestation, les agitations partisanes, les dévastations de laboratoires et de bibliothèques n'allaient pas amener les Universités à fermer à jamais leurs portes. L'institution semblait sans défense, aux prises avec des contradictions insurmontables. Elle a survécu et repris forme. En fait, très peu d'établissements ont cessé d'exister ; mais presque tous ont procédé à des révisions radicales, ont mesuré leurs faiblesses et, comptant sur leurs véritables ressources humaines et matérielles, ont cherché à redéfinir leurs fonctions dans une société différente. L'Université poursuit sa mission sur un mode réadapté.

L'enjeu réel, découvre-t-on, n'était pas seulement de surmonter la contestation juvénile - ce n'est là qu'un épiphénomène. Le vrai défi consiste à affronter le nouveau pouvoir socio-scientifique. L'avènement de la science organisée, comme puissance sui generis et comme institution de la société post-industrielle offre, certes, [8] à l'Université des possibilités insoupçonnées mais risque, en même temps, de lui ravir l'initiative au plan de l'enseignement et de la recherche.

Déjà la recherche scientifique est largement passée au pouvoir d'organismes extra-universitaires, à tel point que la « science académique » apparaît maintenant reléguée au second rang.

Dans ses structures d'enseignement, l'Université rencontre aussi une situation critique : la technologie éducative, l'enseignement à distance, l'informatique et les banques de données dans les bibliothèques obligent a inventer une pédagogie inédite. En plusieurs pays, le nombre d'auditeurs atteints par les formes non-conventionnelles de l'enseignement dépasse maintenant le chiffre des étudiants réguliers.

Concurrencée précisément dans ses fonctions traditionnelles - l'enseignement et la recherche - l'Université est amenée à se demander quel sera désormais son rôle propre dans la société post-industrielle. En quoi est-elle indispensable ? Étant donné le coût des opérations universitaires, la question n'est pas seulement théorique. C'est dans ce contexte que l'Université reprend forme car elle redécouvre son originalité au sein d'une société en recherche d'elle-même.

jamais comme aujourd'hui, l'idée-force qui inspire l'Université n'a été aussi vivement perçue comme une nécessité : c'est la liberté et la gratuité du savoir. Dans la société programmée, à l'Est comme a l’Ouest, ces valeurs ont besoin d'un soutien explicite et constant. D'autres organismes peuvent être mieux équipés pour développer nos connaissances, les diffuser et les employer [9] à des fins pratiques ; mais seule l’Université a comme fonction de cultiver le savoir pour lui-même, au-delà des pragmatismes. Certes, elle enseigne ce qui est utile et sert l'homme, mais elle place la libre connaissance en tête de ses préoccupations. Elle défend l'autonomie de l'esprit et son effort désintéressé. Elle soutient la recherche sans limitations ; elle vise à l'universel et n'accepte d'autres frontières que la vérité elle-même.

La société post-industrielle, axée jusqu'ici sur la planification scientifique, aspire maintenant, par-delà la science appliquée, à un autre type de savoir, plus désintéressé. Le désir gratuit de connaître, redécouvre-t-on, surtout chez les plus jeunes, correspond à une exigence constitutive de notre être : c'est un besoin plus profond que celui d'utiliser le savoir.

La difficulté nouvelle, dans la poursuite de cet idéal, ne provient pas seulement des Pesanteurs de la culture utilitariste, mais de la nécessité, plus clairement perçue aujourd'hui par les universitaires, de promouvoir effectivement la justice et le développement. Le savoir gratuit, certes, mais pour le progrès individuel et collectif de l'homme. L'Université prend ses légitimes distances par rapport aux pouvoirs établis, mais, à sa manière propre d'éducatrice, elle se veut engagée envers le développement commun. C'est en cultivant ce nouvel équilibre de la liberté que l'Université se reprendra.

L'idée d'Université, cependant, ne va pas de soi ; elle est à raviver sans cesse, car elle équivaut à une libre conviction : la nécessité d'une recherche illimitée de la vérité au service de tout l'homme. C'est la conviction [10] qui reprend force chez les universitaires. À travers l'épreuve de ces dernières années, ils se persuadent à nouveau de la valeur irremplaçable d'un idéal du savoir qu'ils sont pratiquement les seuls à promouvoir dans la société technique. C'est le signe que la confiance renaît chez les responsables et les principaux représentants de la communauté universitaire. Des points de crise, des violences éclatent encore ; on a cependant l'impression que les ébranlements ne menacent Plus l'essentiel. Dans l'opinion publique, le prestige du professeur est en baisse peut-être ; mais la confiance des universitaires s'enracine davantage dans des convictions internes. La critique a ravivé les persuasions plus profondes.

Cette vue essentiellement positive ne fait pas abstraction des obstacles considérables qui surgissent - financements précaires, envahissement bureaucratique, menaces de politisation, professionnalisation excessive, etc. Nous estimons cependant que l'Université surmontera ces difficultés nouvelles dans la mesure où elle disposera d'un leadership capable de rallier, à l'idéal foncier, l'opinion interne et externe. C'est à ce plan que la collégialité doit jouer à plein et porter l'institution. Les signes nous semblent dans l'ensemble encourageants et prometteurs d'une reprise originale.

Ces lignes d'observation constituent l'objet des six chapitres du présent volume. Il s'agit essentiellement de réflexions que nous avons eu l'occasion de partager et de discuter dans des rencontres inter-universitaires. Les trois premiers essais examinent des problèmes qui concernent en pratique toutes les Universités. Les trois [11] derniers chapitres se réfèrent plus particulièrement aux institutions catholiques, qui ensemble se sont engagées, au niveau international, dans une courageuse opération d'auto-examen et de réorientation.

Ces considérations socio-pédagogiques doivent beaucoup aux rencontres et aux échanges auxquels nous avons pu participer ces dernières années. Nous exprimons notre vive reconnaissance à tous ceux qui nous ont fait bénéficier de leur expérience et de leurs réflexions.


[13]


Rôle futur des universités (1975)

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