Auteur du document : Ian Eschstruth, étudiant en sociologie dernière mise à jour : 15/09/2008




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Auteur du document : Ian Eschstruth, étudiant en sociologie dernière mise à jour : 15/09/2008

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Lexique sociologique et ethnologique

(et présentation de quelques auteurs et ouvrages)


Avertissements ! Ce lexique a été constitué principalement à partir de lectures d'ouvrages sociologiques, mais aussi parfois de conférences, d’interventions radiophoniques, de notes de cours, de sites internet... Je l'ai élaboré tout au long de mes études (toujours en cours) afin de m'aider à assimiler un certain nombre de théories et de concepts.

  • Malgré le soin apporté à son élaboration, il n'est pas totalement impossible qu'il contienne des erreurs. (Si vous en trouvez, merci de me les signaler !)

  • Il n’est pas non plus impossible que certaines définitions manquent de clarté. Si vous disposez de citations plus claires sur un sujet donné, je suis preneur.

  • On trouvera principalement ici des définitions de concepts connus et/ou reconnus par la communauté des sociologues, mais également, parfois, des définitions de notions (élaborées par des auteurs plus "marginaux") n’ayant pas connu de succès particulier dans le champ sociologique.


Conventions adoptées :

  • Dans les citations, les changements de paragraphe sont signalés par une double barre oblique (« // ») et les changements de page par « /p. XX/ », où XX est le numéro de la nouvelle page (par exemple : « /p. 25/ »).

  • Les références sont données selon le format « (Hall, 1980, 2007, p. 47) » où sont successivement indiqués le nom de l’auteur (ou des auteurs), l’année de la première publication, l’année de l’édition utilisée (si différente) et le numéro de page dans cette édition. On trouvera les références complètes en fin de lexique par ordre alphabétique.



Accès direct aux définitions

Acteur et agent

Selon Boudon. Raymond Boudon fait une distinction entre les « systèmes fonctionnels » (dans lesquels les individus occupent un « rôle social » : médecin délivrant une ordonnance, universitaire écrivant un article...) et les « systèmes d'interdépendance » (dans lesquels les individus n'occupent pas de rôle). Dans le premier cas, les individus sont appelés « acteurs » car ils jouent un rôle. Dans le second cas, ils sont appelés « agents ». Boudon l'explique en ces termes : « Pour la clarté du vocabulaire, il est utile de parler d'acteur individuel dans le cas de systèmes fonctionnels et d'agent individuel dans le cas des systèmes d'interdépendance. La notion d'acteur est, comme celle de rôle, empruntée au langage de la scène. [...] Le mot agent désigne clairement le porteur individuel de l'action sans renvoyer à la catégorie des rôles. » (Boudon, 1979, chapitre IV, introduction au chapitre, p. 118)



Agenda-setting (ou effet agenda) (sociologie des médias)

Définition. L’effet d’agenda « désigne l’influence que les médias exercent sur la définition des problèmes considérés comme les plus importants dans la société et appelant une intervention des pouvoirs publics. Si l’agenda des médias s’impose aux électeurs, les médias sont alors susceptibles d’exercer une influence, non pas directement sur leur vote, mais sur les problèmes que les électeurs prennent en considération pour décider de leur vote. Traditionnellement, pour mesurer l’effet d’agenda des médias sur les électeurs, on étudie d’abord l’agenda des médias, c’est-à-dire les problèmes que les médias privilégient (par exemple en analysant les unes et titres principaux des quotidiens, ou les sujets présentés dans les JT). Puis on étudie l’agenda des électeurs, c’est-à-dire les problèmes que ceux-ci considèrent comme les plus importants (par exemple à travers des enquêtes par sondage). Enfin, on compare les deux agendas en s’efforçant de repérer une relation entre eux (par exemple, l’inscription d’un problème sur l’agenda médiatique est suivie quelque temps plus tard par l’apparition de ce problème dans l’agenda des électeurs). » (Tiberj, Vedel, 2006, p. 20)

Explication 1. « À l’idée d’influence sur l’opinion, les sociologues préfèrent aujourd’hui celle d’un "effet agenda" : plutôt que de dire au public "ce qu’il faut penser", les médias lui suggéreraient "ce à quoi il faut penser". » (Durand, Mercier, Scardigli, 1989, 2006, p. 682)

Explication 2. Pour « les "études d'agenda setting" », « les médias nous disent non pas ce qu'il faut penser, mais à quoi il faut penser ; ils jouent le rôle d'un "maître de cérémonie" ou encore d'un tableau d'affichage sur lequel viendraient s'inscrire les problèmes qui doivent faire l'objet du débat dans une société. » (Mattelart, Mattelart, 1995, 2004, p. 84)

Explication 3. « À la suite de travaux publiés par deux chercheurs américains Maxwell McCombs et Donald Shaw qui [...] ont établi qu’il existait une corrélation forte entre l’importance accordée par les médias à certains enjeux et celle attribuée par les électeurs à ces mêmes sujets, on en est arrivé à affirmer que les médias, en raison de la sélection des informations à laquelle ils procèdent, attirent l’attention du public sur certains thèmes plutôt que d’autres. Leur influence ne consiste donc pas à dire aux gens ce qu’ils doivent penser, mais ce à quoi ils doivent penser puisqu’ils définissent le calendrier et la hiérarchie des événements dont on parle. » (Rieffel, 2001, 2005, p. 25)

Explication 4. « Depuis une étude fondatrice menée sur l'élection présidentielle américaine de 1968 par Maxwell McCombs et Donald Shaw [note 45 p. 466 : Maxwell McCombs et Donald Shaw, « The agenda setting function of mass media », Public Opinion Quarterly, 1972, vol. 16, p. 176-187.] et publiée au début des années 1970, les médias sont réputés exercer une influence sur la focalisation de l'attention publique. La fonction d'agenda (agenda setting) [...] illustre ce phénomène et consiste en une sorte de mise en visibilité de faits ou d'événements : les médias peuvent définir le calendrier /p. 203/ des événements dont on parle (l'ordre du jour), dire ce à quoi il convient de penser. En d'autres termes, à partir du moment où ils traitent certains problèmes de façon prioritaire, ces problèmes deviennent souvent prioritaires aux yeux de l'opinion publique. [...] » (Rieffel, 2005, pp. 202-203)


Amorçage (ou priming) (sociologie des médias)

Définition 1. « L’amorçage [...] consiste en "une modification momentanée des critères de jugements sous l’effet d’une information temporairement plus accessible" [Gerstlé, 2004, p. 105]. La couverture médiatique de certains événements, leur forte visibilité, influent sur les critères retenus pour évaluer certaines situations ou certains enjeux : l’information amorce alors le jugement que nous allons porter sur ces événements. Lors de l’élection présidentielle de 1995, le transfert d’attention médiatique vers un certain nombre d’affaires (écoutes téléphoni-/p. 27/ques, affaire Schuller-Maréchal, etc.) a visiblement provoqué un changement des modes d’évaluation du candidat Edouard Balladur dont la cote de popularité s’est brutalement effondrée. » (Rieffel, 2001, 2005, pp. 26-27)

Définition 2. L’effet d’amorçage « désigne l'influence des médias sur le choix des critères retenus pour évaluer les hommes et les situations, la possibilité d'activer des considérations particulières pour fonder un jugement. Lorsqu'il s'agit, par exemple, d'évaluer le bilan de l'action d'un homme politique, l'électeur ne prend pas en compte tout ce qu'il sait, mais uniquement les fragments d'information politique qui lui sont les plus accessibles. Or, les journaux télévisés jouent souvent ce rôle de mise à disposition de l'information pertinente pour se forger une opinion précise. // Autrement dit, une large couverture médiatique accroît la probabilité que les opinions qu'elle éveille en nous servent de critères de jugement électoral : les médias "amorcent" nos jugements. » (Rieffel, 2005, p. 208)


Analyse de discours

Définition. L’analyse de discours est un « champ interdisciplinaire ». C’est un « domaine d’étude des sciences humaines et sociales qui examine de manière systématique les structures et les fonctions des textes et des discours dans leurs contextes social, politique et culturel. » (Van Dijk, 1995, p. 10 ; ma traduction)


Analyse systémique Voir « Systémique »


Anthropologie

Différence entre ethnographie, ethnologie et anthropologie. « Au XVIIIe siècle, il existe une répartition du travail entre le voyageur et le théoricien : le voyageur collecte des informations et rapporte des observations, tandis que l’anthropologue, resté en métropole, dans son bureau ou sa bibliothèque, analyse les données rapportées et met en relation les observations relevées par différents ethnologues. Les anthropologues font encore souvent appel, à la fin du XIXe siècle, aux récits des missionnaires ou encore à ceux des naturalistes. C’est /p. 43/ aussi la grande époque de "l’anthropologie de cabinet" dont Marcel Mauss constitue un exemple illustre : grand érudit, il s’appuie sur une importante documentation. C. Lévi-Strauss distingue en conséquence, dans L’Anthropologie structurale (1959), l’ethnographie, qui consiste dans le recueil des données et la rédaction d’un journal de terrain, l’ethnologie centrée sur une étude de cas qui restitue à la fois les éléments empiriques d’une recherche monographique et élabore des hypothèses explicatives, et enfin l’anthropologie, au sens élargi de science de l’homme, qui procède à un travail comparatif entre les ethnologies spécialisées et découvre les catégories universelles de l’esprit humain, applicables à toutes les sociétés et toutes les cultures. Notons que ce que C. Lévi-Strauss qualifie d’ethnologie correspond, dans le monde anglo-saxon, à l’anthropologie sociale et culturelle. // C’est au début du XXe siècle, à la suite des travaux de Bronislaw Malinowski, qu’a eu lieu une véritable révolution : le refus de l’anthropologie de cabinet. La séparation entre l’observateur et le chercheur est supprimée ; l’anthropologue sort de son fauteuil et va lui-même sur le terrain. » (Vigour, 2005, pp. 42-43)


Appareil idéologique d’Etat (concept du philosophe Louis Althusser)

Explication (selon Mattelart). « Un article paru dans la revue La Pensée, en 1970, intitulé "Idéologie et appareils idéologiques d'État", a un profond retentissement sur la théorie critique de la communication, en France et à l'étranger. Althusser y oppose les instruments répressifs de l'État (armée, police) qui exercent une coercition directe, aux appareils qui remplissent des fonctions idéologiques et qu'il dénomme "appareils idéologiques /p. 52/ d'État" (AIE). Ces appareils signifiants (école, Église, médias, famille, etc.) ont pour rôle d'assurer, de garantir et de perpétuer le monopole de la violence symbolique, celle qui s'exerce sur le terrain de la représentation, en dissimulant l'arbitraire de cette violence sous le couvert d'une légitimité prétendument naturelle. C'est par leur intermédiaire qu'agit concrètement la domination idéologique, c'est-à-dire la façon dont une classe au pouvoir (société politique) exerce son influence sur les autres classes (société civile). » (Mattelart, Mattelart, 1995, 2004, pp. 51-52)

Explication (selon Gingras). Louis Althusser est « un philosophe français qui a élaboré le concept d'appareil idéologique d'État. Les médias, l'école, les syndicats, les églises constituent des appareils idéologiques alors que la police, l'armée et le système judiciaire sont des appareils d'État répressifs. L'appareil idéologique d'État sert à transmettre l'idéologie dominante. La domination dans le système capitaliste s'instaure autant par la persuasion que par la coercition ; il y a une discipline, une logique, une culture et des contraintes que les individus sont appelés à trouver normales. Les appareils idéologiques d'État n'appartiennent pas forcément au domaine public ; ils peuvent être privés, mais on les appelle ainsi parce qu'ils fonctionnent comme s'ils étaient sous la gouverne directe de l'État, en transmettant l’idéo-/p. 49/logie de la classe qui s'incarne dans l'État. » (Gingras, 1999, 2006, pp. 48-49)


Approche systémique Voir « Systémique »


Audience (part d’) Voir « Part d’audience »


Audience cumulée ("sociologie" des médias audiovisuels)

Définition pour la télévision. « nombre ou proportion d’individus ayant regardé une chaîne de télévision à un moment quelconque d’une tranche horaire ou de la journée, quelle que soit la durée de ce moment. » (CESP, 2002, p. 69)

Définition pour la radio. « nombre ou pourcentage d’individus ayant écouté une station de radio à un moment quelconque d’une tranche horaire ou de la journée, quelle que soit la durée de ce moment. » (CESP, 2002, p. 107)


Audience instantanée ("sociologie" de la télévision)

Définition. « nombre ou proportion d’individus à l’écoute de la télévision à un moment donné. » (CESP, 2002, p. 69)


Audimétrie ("sociologie" de la télévision – et de la radio)

Définition. « Technique d’observation de l’audience de la télévision ayant recours à un appareil enregistreur. L’audimétrie est active ou passive selon que l’audimètre utilisé est doté ou non d’un bouton poussoir permettant au téléspectateur de fournir des renseignements sur ses comportements ou sur ses appréciations. » (Balle, 2006, art. « audimétrie »)

Explication. « Depuis le milieu des années 1980, la mesure de l’audience de la télévision s’effectue par le système de l’audimétrie individuelle dans de nombreux pays dans le monde. Ce système de mesure consiste à équiper un échantillon permanent de foyers (ou panel) d’audimètres. Ces appareils enregistrent en continu l’état du récepteur (allumé-éteint) dans les foyers panélisés et la chaîne sur laquelle le téléviseur est branché. D’autre part, une télécommande permet aux membres du foyer et à leurs invités de déclarer leur présence devant le récepteur. L’audimètre a l’avantage de ne pas faire appel à la mémoire des panélistes [comme lors des enquêtes par sondage]. Il enregistre, avec précision, à la seconde près, l’audience du foyer /p. 56/ et l’audience individuelle lorsqu’elle est déclarée, ainsi que la chaîne regardée. Les résultats, produits à la minute, permettent ainsi de calculer l’audience des émissions entre leurs heures exactes de début et de fin ainsi que celle des écrans publicitaires. [...] Les deux méthodes alternatives dans la mesure de l’audience TV sont le carnet d’écoute rempli pendant un certain nombre de jours par un échantillon d’individus ou l’enquête sur l’écoute de la veille. Le recueil de l’audience est alors généralement fait sur la base du quart d’heure. Ces deux méthodes ont été utilisées en France avant l’audimétrie. » (CESP, 2002, pp. 55-56, souligné par moi)

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