3e Conférence internationale sur le vieillissement




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3e Conférence internationale sur le vieillissement

2008

 

 

 

 

Le vieillir dans les sociétés francophones

 

La contribution des aînés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Québec, les 4, 5 et 6 juin 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par :

AIFA

Secrétariat International

Québec, Canada

 

 

Distribué par :

AIFA

Secrétariat International

25, av. du Couvent

Québec (Qc)

Canada G1E 6R9

aifa@aifa.ca

 

 

Dépôt légal :

Bibliothèque Nationale du Canada

Bibliothèque Nationale du Québec

ISSN 0836-0081

SOMMAIRE

 

comité scientifique et comité d’organisation.....................................................................iii

Acronymes.................................................................................................................................iv

Avant-propos.............................................................................................................................v


Ouverture officielle


Allocution de Madame Alimata Salambéré ….……………………………….….......................1

Allocution de Madame Fatimata Dia Touré ………………………………………....................5

Allocution de Madame Marguerite Blais ……………………………………............................9

Allocution de Monsieur Jean-Paul L’Allier. …………………………….................................13


Sens et enjeux de la Conférence et communication inaugurale

Sens et enjeux de la troisième conférence

Messieurs Guy Bédard et Patrice Leclerc…………..………………………….........................17

Conférence inaugurale

Monsieur Jean-Louis Roy …………………………................................................................. 21


Thème 1: Les rapports intergénérationnels 


Monsieur Fahd Assila………………………………………………………….........................27

Madame Alexandra Yosifova …………………………………………………………............28

Madame Hélène Dumais………………………………………………………….....................29

Monsieur Gwendal Hartereau …………………………………………………………............31

Madame Hélène Reboul …………………………………………………………………........33

Monsieur Valois Robichaud …………………………………………………………..............39

Monsieur Mamadou Kani Konaté …………………………………………….........................45


Thème 2 : Le pouvoir des personnes aînées

Les femmes aînées dans l’exercice de leur citoyenneté 

Madame Michèle Charpentier…………………………………………………........................47

Pouvoirs formels ou informels des aînés en Afrique

Monsieur Daouda Traor………………………………………………………........................55

Les groupes de pression aînés et le pouvoir gris

Monsieur Jean-Philippe Viriot-Duranda……………………………………...........................63


Thème 3 : Le rôle actif des aînés dans leurs lieux d’appartenance

Expériences et impacts des foires d’information pour les aînés francophones

de l’Ontario, au Canada

Madame Jeanne Sabouri……………………………………………………...........................69

 

Le Daara de Malika, une action phare de l’AIFA-Sénégal :

Madame Ndeye Marie Fall..…………………………………………………….......................73

Relever le défi du vieillissement : les innovations des aînés à Familles Rurales de France

Madame Geneviève Coutable..… ………………………………………………......................77

Les initiatives des aînés de l’Association acadienne et francophone des aînées

et aînés du Nouveau-Brunswick

Monsieur Jean-Luc Bélanger ….………………………………………………........................85


Thème 4 : Les aînés : contribution sociale incontournable ou poids économique grandissant ?


L’apport socioéconomique des personnes aînées dans notre société

Monsieur Georges Lalande ……………………………………………………..........................91

Les impacts économiques du vieillissement sur la société au Québec

Monsieur Daniel Gagnon ……………………………………………………….........................97

Au-delà des mythes : réflexion sur la contribution sociale des personnes aînées dans la société

Monsieur Jean Vézina ...……………………………………………………….........................103

Les tenants et les aboutissants des mutations chez les personnes aînées au Cameroun :

Monsieur Boniface Tiotsop.. ………………………………………….………........................ 107


thème 5: des milieux de vie pour le bien-vieillir des aînés


Survol de la consultation publique sur les conditions de la vie des aînés

Monsieur Réjean Hébert ……………………………………………….……........................113

Carpe Diem : un regard différent, une approche différente pour les aînés en perte d’autonomie

Madame Nicole Poirier ………………………………………………....................................117

Accompagnement des personnes âgées en Afrique : cas du Burkina Faso

Professeur Adama Traoré …………………………………………………………………….121


rapport de synthèse


Messieurs Guy Bédard et Patrice Leclerc…………………………...........................................123

propositions des travaux d’ateliers....................................................................................129

Appel aux Chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie. …............................135

Remise du Prix Léopold Sédar Senghor à Jean-Marc Léger 

Présentation par Madame Alimata Salambéré.............................................................................137

Allocutiuon de Monsieur Jean-Marc Léger : Actualité, fragilité, nécessité de la Francophonie.137

clôture

Allocution de clôture de Monsieur Jean-Paul L’Allier………...….….………………..……….141

Mot de clôture de Madame Alimata Salambéré.………….........................................................143

Remerciements à nos commanditaires


ComitÉ scientifique

 

 

Guy Bédard, Ph.D., socio-économiste, président du Comité scientifique de l’AIFA/secrétariat international, consultant international, ex-secrétaire général de l’Université coopérative internationale

Adrien Boulanger, vice-président exécutif/secrétaire général de l’AIFA

Daniel Gagnon, secrétaire général du Conseil des aînés, Québec

Réjean Hébert, M.D., M.Phil., gériatre, doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé à l’Université de Sherbrooke au Québec, coprésident de la Consultation publique sur les conditions de vie des aînés du Québec

Jacques Laforest, gérontologue, ex-professeur en gérontologie à l’Université Laval, Québec

Patrice Leclerc, consultant au cabinet Conseil Brigitte Croff & Associés, Paris, ex-coordonnateur du pôle vieillissement à la Fondation de France

Claude Lessard, vice-président au développement de l’AIFA/secrétariat international

Hélène Reboul, professeure émérite de l’Université de Lyon 2, France, en psychologie gérontologique

Jean Saint-Denis, administrateur de l’AIFA/secrétariat international

Jean Vézina, chercheur et professeur titulaire, École de psychologie, Université Laval, Québec

 

 

Comité d’organisation

 

Jean Saint-Denis : président du comité, administrateur de l’AIFA/secrétariat international

Adrien Boulanger, vice-président exécutif/secrétaire général de l’IFA

Claude Lessard, vice-président au développement de l’AIFA/secrétariat international

Ndèye Marie Fall, vice-présidente de l’AIFA/secrétariat international

Simon Pelchat, administrateur de l’AIFA/secrétariat international

Jean Savard, secrétaire de l’AIFA/secrétariat international


 

ACRONYMES


ACCT  Agence de coopération culturelle et technique

ADMR Aide à domicile en milieu rural

AIFA Association internationale francophone des aînés

AIUTA Association Internationale des Universités du Troisième Âge

ALECSO Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences

APA Association pour la protection des automobilistes

AQDR Association québécoise des droits des personnes.

AUF Agence universitaire de la Francophonie

AUPELF Associât. des universités partiellement ou entièrement de langue française

AXA Assurance et protection financière

CCNTA Conseil consultatif national sur le troisième âge

CESAO Centre d’études économiques et sociales de l’Afrique de l’Ouest

CHSLD Centre hospitalier de services de longue durée

CIJEF Conseil international des organisations de jeunes de la Francophonie

CLSC Centre local de services communautaires

CNRS Centre national de la recherche scientifique

ECO ENV Ecologie et environnement

EES Évaluation Environnementale Stratégique

EFF ENER ou EDF ENERGIE : Énergies Nouvelles

EHPAD Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes

EIE Étude d’impact sur l’environnement

FADOQ Fédération de l’âge d’or du Québec

FAFO Fédération des aînés et des retraités francophones de l'Ontario

FESPACO Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou

FIAPA Fédération Internationale des Associations de Personnes Âgées

FMI Fonds Monétaire Internationale

HLM Habitation à loyer modique

HSBC Banque internationale établie au Canada

IEPF Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie

INSEE Institut national de la statistique et des services économiques

IPSOS-DESCARIE Consultation et recherche en communication et marketing

OCDE Organisation de coopération et de développement économiques

OIF Organisation Internationale de la Francophonie

OING Organisations internationales non gouvernementales

OMS Organisation Mondiale de la Santé

OSC Organisation de la société civile

REIACTIS Réseau de recherche International sur l’Age, la Citoyenneté et l’Insertion Socio-économique

SIE Secrétariat international de l'eau

SNDD Stratégie nationale de développement

SONATEL Société nationale des télécommunications

UTA Université du troisième âge

UNESCO Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture

UPAC Université populaire des aînés et des cadets

UQAM Université du Québec à Montréal


 

 

AVANT-PROPOS

 

 

Dès les premières rencontres de préparation à la 3e conférence internationale de l’AIFA, les organisateurs ont voulu faire le pari d’un heureux mélange entre les apports des scientifiques, des professionnels et des acteurs du monde associatif pour mieux scruter, par ces éclairages contrastés, les profils diversifiés du vieillir, dans les sociétés francophones, notre thème central.


Ce dernier proposait un axe précis de travail, celui de la contribution des personnes aînées : quelle contribution celles-ci apportent-elles dans les rapports intergénérationnels, dans l’aménagement de leurs milieux de vie, dans leurs nombreux apports à la société, dans leurs engagements comme citoyens capables d’être forces de propositions auprès des preneurs de décision ?


Chaque conférencier s’est donc présenté avec son bagage de connaissances, d’expertises, de découvertes ou d’innovations pour en faire un partage fécond avec les participants à la Conférence.


Gagnés par cette richesse, ceux-ci ont formulé le vœu d’avoir accès à toutes les contributions et les échanges qui ont façonné l’architecture des trois journées de rencontre. Pour répondre à ce souhait, une équipe s’est attelée à la tâche d’aménager la documentation sous la coordination du président du comité scientifique. Nous avons donc le plaisir de vous présenter les Actes de la troisième Conférence internationale de l’AIFA.


Pour l’AIFA, ces Actes sont une invitation à poursuivre les échanges au-delà des distances, permettant à ceux et celles qui n’auraient pu se déplacer jusqu’à Québec, en particulier nos membres africains ou européens, d’avoir part aux contenus extraordinaires que nous ont livrés nos conférenciers.


Aux titres de présidente de l’AIFA et de président du comité scientifique, nous tenons à remercier tous ceux qui ont permis la tenue et la qualité de ces travaux : conférenciers, modérateurs, rapporteurs, organisateurs, responsables d’ateliers. Nos remerciements enthousiastes vont également aux personnes qui ont balisé ces textes avec rigueur et exigence pour leur donner belle allure. Si les participants ont reconnu que ces journées avaient été un succès, c’est certainement grâce aux apports généreux de cette belle et grande équipe.

 

Alimata Salambéré

Présidente de l’AIFA

 

Guy Bédard

Président du comité

scientifique de l’AIFA



 

 

OUVERTURE OFFICIELLE

Allocution d’ouverture


MADAME ALIMATA SALAMBÉRÉ

Présidente de l’association internationale francophone des aînés


Madame la Ministre responsable des Aînés,

Madame la Directrice de l’Institut de l’Énergie et de l’Environnement de la Francophonie, représentante, son Excellence monsieur Abdou DIOUF, Secrétaire général de l’OIF,

Monsieur le Président d’honneur de la Conférence,

Mesdames, Messieurs, honorables participants à la 3e conférence de l’association internationale francophone des aînés,

 

Nous voici au terme des trois Conférences initiées depuis 2004, ici même, à Québec, sur le thème général du vieillissement dans les sociétés de l’espace de la Francophonie. Pendant quatre années et au fil des réunions, il nous a été donné de réfléchir ensemble sur tous les aspects du phénomène du troisième âge, pris dans ses dimensions culturelle, politique, économique et intergénérationnelle.

 

Il s’agit, dans les trois jours qui vont suivre, d’analyser les résultats des travaux précédents, de les enrichir afin de préparer un appel aux Chefs d’État et de gouvernement des pays membres de la Francophonie. Il est en effet temps, en ce début du 21e siècle, que cette composante essentielle de nos sociétés que constituent les aînés soit prise en compte dans toutes les politiques de développement dans les pays membres. Autrement dit, il s’agira de déterminer la place, le rôle des aînés dans nos sociétés, ainsi que les principaux enjeux qui s’attachent à ces personnes, compte tenu de l’importance démographique croissante, du pouvoir économique et du poids culturel des anciens.

 

Pour ce faire, je me propose de vous présenter un bilan de l’AIFA et de ses sections nationales avant de vous tracer les objectifs et perspectives de notre Association, ce qui me permettra d’esquisser les termes de l’appel aux Chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie.

 

Bilan


Les activités de l’AIFA se concentrent essentiellement sur les manifestions les plus graves du sous-développement et du sous-équipement dans les pays du Sud et dans les États du Nord, sur des thèmes généraux liés à la problématique du vieillissement pris dans sa globalité.


1 – Actions dans les pays en développement.

L’AIFA s’est dotée de sections nationales au Burkina Faso, au Burundi, au Gabon et au Sénégal. Toutes agissent dans le sens de la résolution des grands problèmes que connaissent les milieux dans lesquels elles évoluent : santé, éducation, sous-équipement, démocratie.


a) La santé

Des programmes d’explications, de sensibilisation et de distribution de médicaments ont été exécutés notamment pour ce qui est du sida et de la malaria (paludisme) au Burkina Faso, au Burundi, au Gabon, en Haïti et au Sénégal.


b) L’éducation

Concernant l’éducation, des cours d’alphabétisation des adultes, des actions de réinsertion d’enfants déscolarisés, dans des structures d’éducation formelles ou non formelles, des formations à l’enseignement du français, ont été menées avec succès au Burkina Faso et au Sénégal.

 

c) La démocratie

Pour l’enracinement de la démocratie, un atelier de formation de formateurs et l’élaboration d’un plan d’action sur l’éducation à la citoyenneté, en conformité avec la Déclaration de Bamako et la Déclaration universelle des droits de l’homme et la bonne gouvernance ont été menés.

 

d) Équipement et lutte contre la pauvreté

Des formations qualifiantes ont été organisées en faveur des jeunes et des moins jeunes, en vue de favoriser l’auto-emploi, au Burkina Faso, au Sénégal et au Burundi. Des actions pour l’introduction de l’informatique dans les programmes d’enseignement ont été développées dans ces mêmes pays et des distributions de dons en nature (ordinateurs, fournitures scolaires, habits…) ou d’argent, ont eu lieu au Burkina Faso et en Haïti. Des initiatives pour la préservation de l’environnement (utilisation d’énergies renouvelables, reforestation) ont été prises au Sénégal et en Haïti.

 

2 – Actions dans les États du Nord.

Trois conférences ont été consacrées à la problématique du vieillissement en vue de la contribution de l’AIFA aux assises de la Francophonie.

-       La première conférence s’est tenue à Québec, en 2004, et posait les questions fondamentales sur le vieillissement.

-       La deuxième conférence se tînt en novembre 2006, à Paris, et proposait des pistes de solutions.

-       La présente, qui a pour thème «  le vieillir des sociétés francophones : la contribution des aînés », est la troisième et dernière de la série. Elle a pour finalité l’élaboration de recommandations et suggestions à soumettre aux Chefs d’État et de gouvernement lors du 12e Sommet de la Francophonie, en octobre de cette année à Québec.

 

II Objectifs et perspectives 


Depuis sa création l’AIFA s’est fixé trois objectifs stratégiques :

-       D'abord, organiser le 3e âge et lui offrir un cadre d’expression approprié.

-       Ensuite, permettre un dialogue intergénérationnel fructueux et mutuellement enrichissant.

-      Enfin, introduire ou réintroduire les personnes aînées dans les activités profitables à l’ensemble de la société.

1 – Le cadre d’expression des personnes aînées

S’agissant du cadre d’expression, il se situe à deux niveaux :

a) Les sections nationales

Bien que cette notion n’apparaisse pas clairement dans les textes fondamentaux de l’AIFA, il s’agit de structures tout à fait indispensables si l’on veut rassembler les aînés d’un même pays et leur offrir une tribune efficace pour l’identification de leurs problèmes, la réflexion collective sur la résolution de ces problèmes et la réunion des moyens matériels, financiers et humains nécessaires à l’exécution des projets de programmes. Il y a donc lieu de favoriser leur création dans tous les pays de la Francophonie.

 

b) L’AIFA internationale

C’est l’organisation mère et, comme telle, elle doit tracer la voie à suivre pour tous : philosophie générale, plans d’action, représentation auprès de l’OIF et des autres instances de la Francophonie. Des conférences périodiques devront permettre aux sections nationales de présenter leur bilan et leurs perspectives.

 

2 – Le dialogue intergénérationnel

Dans la mesure où tout jeune est un futur aîné et tout aîné est le parent d’un ou de plusieurs jeunes, la nécessité du dialogue est une évidence qui s’impose à tous. Ce dialogue peut et doit se dérouler tant dans des cadres informels que formels.


a) Le cadre informel

Par leur comportement au sein de la société, les aînés proposent aux jeunes les exemples dont ils pourraient s’inspirer face aux principaux enjeux de la vie. Dans certains pays, essentiellement du Sud, tout aîné est en devoir permanent de participer activement à l’éducation des enfants et des jeunes partout et chaque fois que cela est nécessaire, sans même se soucier de savoir s’il y a un lien de parenté ou non. C’est ainsi que toute personne aînée qui s’aperçoit qu’un jeune n’inscrit pas son action dans le cadre des us et coutumes doit intervenir immédiatement par des conseils sans se soucier de sa filiation. L’éducation des jeunes est l’apanage de toutes les personnes aînées en tout temps et en tous lieux.

 

b) Les cadres formels

Il existe des associations de jeunes et des regroupements d’anciens. L’AIFA doit favoriser la participation réciproque des membres de ces structures aux principales manifestations qu’elles organisent, afin de leur permettre de s’imprégner mutuellement de leurs problèmes, de se comprendre et d’éviter entre autres les conflits de générations.

 

3 – Les activités des personnes aînées

Comme on l’a vu, l’un des objectifs majeurs de l’AIFA est de permettre aux personnes aînées d’être utiles à l’ensemble de la société. Dans pratiquement tous les domaines de la vie (éducation, santé, économie, technologies), il existe des personnes aînées bien formées, expérimentées et bien portantes animées du désir de servir. Il suffirait de leur offrir un cadre adéquat pour qu’elles acceptent de mettre leurs compétences à la disposition des jeunes. Par exemple, une personne aînée peut parfaitement prendre en charge l’encadrement de jeunes professionnels en maçonnerie, menuiserie, exploitation agricole, etc.

Des personnes aînées peuvent donner bénévolement des consultations médicales, juridiques, comptables, etc., à des citoyens qui n’ont pas les moyens de s’adresser à des cabinets privés. Dans tous les domaines, les personnes aînées peuvent jouer un rôle décisif pour peu qu’on les sollicite.

 

III Appel aux pouvoirs publics des pays de la Francophonie


Après avoir pris connaissance du bilan et surtout des objectifs et perspectives de l’AIFA, tant dans ses sections nationales que dans l’organisation mère, il est aisé de comprendre que si les jeunes représentent l’avenir, les adultes le présent, les personnes aînées sont la mémoire vivante de la société et que, ès qualité, elles doivent éclairer l’avenir et mettre leur expérience à la disposition des acteurs des temps présents. Il est facile de constater, dans beaucoup de pays, une baisse sensible du niveau de l’enseignement. Les ex-professeurs et instituteurs ne demanderaient pas mieux que d’apporter leur expérience aux jeunes pour essayer de remonter la pente.

 

Beaucoup d’habitants des villes et campagnes ne peuvent accéder à aucun soin de santé, alors que des médecins et personnels de santé à la retraite vivent dans l’oisiveté et l’ennui. Ils pourraient être mis à contribution, même bénévolement, ne serait-ce que pour des actions de sensibilisation à l’hygiène et à la prévention. On pourrait multiplier les exemples à l’infini.

 

Que les Chefs d’État et de gouvernement, les ministres et les pouvoirs publics prennent la mesure de l’importance démographique et de l’apport formidable qui pourrait résulter de l’exploitation rationnelle du pouvoir gris, tel est le vœu qu’on pourrait formuler et dont la réalisation apporterait, à coup sûr, une solution durable à de multiples problèmes que rencontrent les francophones de toutes générations.

 

IV Conclusion

 

Ainsi qu’on le constate en considérant ce qui précède, toutes les générations doivent se donner la main pour bâtir une société saine, équilibrée et dynamique dans laquelle il ferait bon vivre pour tous. Les jeunes, par la force et les connaissances techniques modernes, les adultes, par le pouvoir qu’ils détiennent, et les aînés, par la sagesse, l’expérience et la disponibilité dont ils disposent, sont condamnés à vivre ensemble. C’est en cela que l’AIFA offre une opportunité unique non seulement aux personnes aînées de vieillir dans de meilleures conditions, mais aussi à toutes les générations, de communiquer, se comprendre et agir ensemble pour la prise en charge de tous les problèmes du monde moderne.

 

Je voudrais saisir cette occasion pour remercier et exprimer toute notre reconnaissance à son Excellence Abdou DIOUF, Secrétaire général de l’OIF et à tous ses collaborateurs, pour l’aide et le soutien constants dont nous sommes l’objet.

 

Ces remerciements s’adressent au Ministère des Relations internationales du Québec, au Ministère de la Famille et des Aînés du Québec, au Secrétariat de l’organisation du Sommet de la Francophonie et à tous ceux qui ont contribué à la tenue de cette troisième Conférence. Je remercie toutes les sections nationales de l’AIFA, le Comité scientifique avec à sa tête monsieur Guy BÉDARD. Je salue le président d’honneur de cette Conférence, monsieur Jean-Paul L’ALLIER, sans oublier monsieur Jean-Louis ROY et tous les éminents conférenciers qui vont nous permettre de proposer à nos Chefs d’État et de gouvernement des pistes de solution à la problématique du vieillissement dans l’espace francophone.

 

À toutes et à tous, bonnes délibérations.

 

 

ALLOCUTION DE MADAME DIA TOURÉ


Directrice de l’Institut l’Énergie et de l’Environnement de la Francophonie, à Québec

Représentant l’Organisation Internationale de la Francophonie

à la 3e Conférence internationale de l’AIFA

 

C’est avec un réel plaisir et un grand honneur que je m’adresse à vous, au nom du Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, monsieur Abdou Diouf, pour exprimer tout l’intérêt que l’OIF accorde à l’AIFA.

 

La promotion de la Francophonie est un des objectifs de l’OIF et votre Association, de par son existence, contribue à cette mission avec une dynamique heureuse que nous avons toujours souhaité trouver auprès des aînés, c'est-à-dire une participation active aux actions citoyennes de développement.

 

En effet, depuis la consécration, par les Nations Unies en 1999, de la place et du rôle actifs des aînés dans le développement économique et social, les pays et leurs gouvernements ont entrepris de bâtir des programmes d’actions devant répondre à ces aspirations. Et, en votre qualité de catégorie d’acteurs du développement, vous travaillez inlassablement à faire de cette vision une réalité par votre contribution à l’établissement d’un environnement institutionnel, technique et logistique adéquat qui y répond.

 

Le thème de votre conférence d’aujourd’hui en est un exemple : « Le bien vieillir des sociétés francophones ». Pouvoir vieillir et mettre encore ses compétences et savoirs à la disposition de la société constitue une chance que les plus jeunes doivent saisir et exploiter de manière efficiente.

 

« Le bien vieillir » devient progressivement une réalité. L’espérance de vie se prolonge et médicalement la gestion du vieillissement se maîtrise et offre des possibilités de nouvelles formes de vie active aux aînés, avec des missions adaptées qui valorisent leur utilité de manière plus pertinente et visible dans la société.

 

Mesdames et messieurs, chers aînés,

 

L’OIF, en adoptant à OUAGADOUGOU le cadre stratégique décennal sur la coopération et la solidarité pour un développement durable, lors de son 10e sommet en 2004, s’est inscrite dans une démarche intégrée et participative où tous les groupes d’acteurs du développement présents dans notre espace doivent être mis à profit. Et vous en êtes un, avec un capital d’expériences, de connaissances, de savoirs et de sagesse qui peut et doit être porté à contribution dans la réalisation des quatre missions que vous connaissez certainement et qui sont :

 

- promouvoir la langue française et la diversité culturelle;

- promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’homme;

- appuyer l’éducation, la formation et l’enseignement supérieur et la recherche;

- développer la coopération au service du développement durable et de la solidarité.

 

Apporter votre contribution à la mise en œuvre de ces missions, déclinées en programmes d’activités, est, me semble-t-il, à votre portée, du fait des différentes qualités professionnelles dont vous disposez au sein de l’AIFA. Et d’ailleurs, quelques- unes de vos activités le prouvent comme, par exemple, l’encadrement du DAARA de Malika par votre section sénégalaise et tant d’autres activités au Burundi, au Burkina Faso dans le domaine de l’éducation.

 

Comme vous le savez déjà, l’Organisation internationale de la Francophonie attache une grande importance à la participation des acteurs de la société civile dans ces programmes. Elle œuvre pour une Francophonie des populations qui doit se traduire par une présence réelle d’acteurs francophones de toutes les catégories sur la scène internationale à tous les niveaux, et dans tous les domaines scientifiques et techniques de développement économique et social.

 

Le mois dernier, monsieur le Secrétaire général de l’OIF a présidé respectivement à Caraquet et à Québec deux rencontres des OING et OSC francophones et de la Francophonie économique. Cette participation remarquable de monsieur le Secrétaire général de l’OIF avec un discours clairvoyant sur les perspectives futures en termes de politiques et d’actions mérite nos félicitations parce qu’elle renforce en notre Organisation l’engagement et la confiance déjà portés par les francophones que nous sommes.

 

L’OIF célèbre aussi cette année les vingt ans de l’Institut de l’Énergie et de l’Environnement de la Francophonie basé ici à Québec. Cet Institut est un des acquis positifs de la Francophonie au service du développement durable, au moment où les questions d’énergie et d’environnement constituent des défis majeurs de mondialisation à relever. Un colloque vient de se terminer sur « Les défis énergétiques et environnementaux : des solutions pour un développement durable » organisé par l’IEPF à cette occasion. À travers cet Institut, la Francophonie s’est positionnée dans ce domaine et devient incontournable dans l’information, la formation et le renforcement des capacités en énergie et en environnement pour le développement durable.

 

Des outils d’analyse, d’évaluation et de maîtrise énergétique et environnementale sont conçus, élaborés et mis à la disposition des experts, acteurs et décideurs des secteurs public et privé des pays en développement de l’espace francophone, pour les aider à la mise en place des politiques et stratégies de développement durable. Ils concernent les SNDD (Stratégie nationale de développement), EIE (Étude d’impact sur l’environnement), EES (Évaluation Environnementale Stratégique), UDE (Unix Desktop Environnement), SIE (Secrétariat International de l’eau), Eff Ener, Eco ENV, Mediaterre pour l’information sur le développement durable dans internet, pour ne citer que ceux-là.

 

Tous ces outils, pour être efficients et utiles, doivent être connus, diffusés et vulgarisés en vue d’une appropriation par le citoyen; d’où la nécessité de développer une conscience citoyenne autour de la gestion de l’énergie et de l’environnement pour le développement durable.

 

Sans anticiper sur les recommandations qui seront issues de cette conférence, ces questions d’actualité pourraient constituer des pistes de réflexion pour des actions futures d’information et de sensibilisation de l’AIFA, compte tenu de votre présence dans certains pays en développement.

 

Le 12e sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie se tiendra en octobre prochain ici, à Québec. Parmi les thématiques de débat retenues se trouve l’environnement dont la gestion et l’exploitation rationnelles sont conditionnées par l’engagement et la volonté de chaque citoyen à contribuer au changement des modes actuels de production et de consommation non viables. Comme vous le savez, de ces systèmes de production et de consommation non viables, qui entravent le développement économique et social, et par delà, la qualité de vie des populations de la planète, découlent la dégradation des sols, la pollution de l’air et des eaux, la déforestation et la désertification qui aggravent considérablement les situations de pauvreté et de crise alimentaire que connaissent actuellement nos pays.

 

Des actions vigoureuses sont à entreprendre et tout le potentiel d’acteurs disponibles doit être utilisé dans l’information, la sensibilisation, la formation, l’éducation pour l’intégration des préoccupations énergétiques et environnementales dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies nationales de développement durable pour lutter efficacement contre la pauvreté. Et les aînés y ont une place et un rôle actif à jouer avec leurs expériences, connaissances et savoirs disponibles. Nous souhaitons que ces questions trouvent une place dans les préoccupations que vous allez porter au Sommet des chefs d’État et de gouvernement.

 

« Le bien vieillir des sociétés francophones » doit se faire dans un environnement sain, moins pollué et moins détérioré. C’est sur ces mots que l’Organisation Internationale de la Francophonie se tient encore à vos côtés pour bénéficier de cette chance d’avoir des aînés prêts à l’action pour un développement durable.

 

ALLOCUTION DE MADAME MARGUERITE BLAIS

Ministre responsable des Aînés

au Gouvernement du Québec

 

Madame Alimata Salambéré, présidente de l’AIFA,

Madame Fatimata Dia Touré, directrice de l’Institut de l’Énergie et de l’Environnement de la Francophonie (représentante de M. Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie),

Monsieur Jean-Paul L’Allier, président d’honneur et ex-maire de Québec, vice-président de l’Association internationale des maires francophones et président de l’Organisation des villes du patrimoine mondial,

 

Mesdames, Messieurs,

 

C’est avec plaisir que je m’adresse à vous pour l’ouverture de cette 3e Conférence internationale de l’AIFA sur le vieillir, dans les sociétés francophones.


Permettez-moi d’abord de vous souhaiter la bienvenue dans la très belle ville de Québec, qui célèbre ses 400 ans cette année. Au passage, j’aimerais saluer l’initiateur de ces fêtes, maître l’Allier qui, tout au long de ses quatre mandats successifs à la mairie, a été la bougie d’allumage qui a permis à Québec de se refaire une beauté, à la hauteur de son statut de ville du patrimoine mondial. J’espère que vous aurez quelques moments pour profiter des charmes de cette ville qui a vu naître la Francophonie en Amérique.

Vous êtes ici aujourd’hui parce que vous partagez une mission commune : celle d’encourager vos sociétés respectives à devenir des lieux où il fait bon vieillir. Et une société où il fait bon vieillir, qu’est-ce que c’est, sinon un endroit :

  • où l’on a la possibilité de demeurer actif;

  • où l’on peut continuer à contribuer au développement de sa communauté et où la valeur de son expérience est reconnue;

  • c’est aussi une société où l’on peut vivre dans la dignité.


Selon l’Organisation Mondiale de la Santé dans son Guide mondial des villes-amies des aînés, 2007, la proportion de personnes de 60 ans et plus, qui était de 11 % en 2006, atteindra 22 % de la population mondiale, en 2050. Même s’il est, pour le moment, plus marqué dans certains pays, ce phénomène du vieillissement de la population touche tous les continents.

En même temps, notre univers s’urbanise de plus en plus. « Dans les pays en développement, la part des aînés dans les communautés urbaines sera multipliée par 16, passant de 56 millions en 1998 à plus de 908 millions en 2050. » Les personnes âgées constitueront alors le quart de la population des pays en développement. [Toujours selon le guide de l’OMS]. Cela cause des bouleversements énormes dans les modes de vie et demande des ajustements dans les services offerts aux populations urbaines, dont les personnes aînées.


Importance de la solidarité intergénérationnelle

Par ailleurs, tous nos pays auront d’importants défis à relever au cours des prochaines années pour maintenir leur développement. Et, de l’avis de plusieurs, cela ne pourra se faire sans renforcer les solidarités intergénérationnelles et sans favoriser davantage la contribution des aînés. Une professeure de communication à l’Université d’Ottawa, Martine Lagacé, l’explique ainsi : « Faire preuve de solidarité envers l’autre, c’est d’abord et avant tout reconnaître sa valeur, en ce sens que cet autre contribue à un équilibre global : le nôtre, le sien et celui de tout système social ». « Par ricochet, les jeunes, les moins jeunes et les personnes aînées d’une société se doivent de reconnaître leur valeur mutuelle (1)».

Cette solidarité entre les générations et cette reconnaissance réciproque seront, à mon avis, indispensables pour poursuivre le développement de nos pays, tant sur le plan économique que social et culturel. À cet égard, je pense que les pays occidentaux auraient certainement avantage à s’inspirer des valeurs de nos amis africains ou asiatiques en ce qui concerne le respect et la solidarité envers les aînés. Cependant, même dans les sociétés où les aînés sont davantage respectés, ces derniers peuvent subir certaines formes de discrimination. Cela est d’autant plus vrai lorsque les structures traditionnelles éclatent.

 

L’âgisme

Il nous faut tous lutter contre les préjugés à l’égard des personnes aînées, car ils constituent de véritables obstacles à leur plein épanouissement. Parmi les critiques le plus souvent formulées, on entend dire que les personnes âgées sont un fardeau pour la société, qu’elles sont inactives, qu’elles coûtent cher à l’État. Pourtant, les études le prouvent, nous savons que les personnes aînées contribuent grandement à l’économie, à la vie communautaire et à la vie familiale.

Sensibiliser la population aux effets néfastes de l’âgisme est une mission extrêmement importante à mes yeux. Si nous voulons donner aux personnes aînées toute la place qui leur revient, nous devons nous attaquer aux perceptions négatives dont elles sont victimes. Le gouvernement du Québec a d’ailleurs diffusé une campagne de publicité sociétale au printemps pour mettre en valeur l’importance de la contribution des aînés à la vie communautaire, à la vie familiale et au développement du Québec en général.


Dans son Rapport mondial sur la violence et la santé (2), l’Organisation mondiale de la santé souligne que :

« Les formes les plus insidieuses de maltraitance des personnes âgées résident sans doute dans les attitudes négatives à leur égard et par rapport au fait de vieillir, ainsi que dans les stéréotypes à ces sujets, attitudes que reflètent la glorification fréquente de la jeunesse. Tant que la société dévalorisera et marginalisera les personnes âgées, celles-ci perdront de leur identité et resteront fortement exposées à des discriminations et à des abus de toutes sortes. »

 

De toute évidence, les préjugés peuvent avoir des conséquences extrêmement néfastes pour les personnes aînées. Ils constituent également un frein à leur participation à la société. Nous devons donc poursuivre nos efforts pour créer un contexte social plus favorable à la participation active des personnes aînées.


 


Villes-amies des aînés

Parmi les différentes approches relatives au vieillissement actif, l’Organisation Mondiale de la Santé a notamment adopté celle de « villes-amies des aînés ».

Des expériences sont en cours dans plus d’une vingtaine de pays un peu partout dans le monde. Au Québec aussi, nous avons emboîté le pas et décidé d’utiliser ce formidable outil que sont les villes-amies des aînés pour favoriser l’épanouissement et la participation des personnes aînées. Six villes québécoises et une municipalité régionale de comté y participeront. Nous tirerons des apprentissages révélateurs de ces projets-pilotes. Nous avons bien hâte de diffuser ce nouveau modèle dans d’autres milieux pour qu’eux aussi adoptent le concept des villes-amies des aînés.

Comme son nom l’indique, une ville-amie des aînés adapte ses structures et ses services aux besoins des personnes âgées. Elle favorise le vieillissement actif des personnes. Le but ultime est d’accroître la qualité de vie pendant la vieillesse. Il y a trois mots clés à retenir : la bonne santé, la sécurité et la
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