Taking Sides: America's Secret Relations With a militant Israel




НазваниеTaking Sides: America's Secret Relations With a militant Israel
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Дата24.11.2012
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ТипДокументы
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LE DOSSIER DU

TERRORISME ISRAÉLIEN

Une corruption morale

THE ISRAELI TERRORISM FILE

A Moral Corruption

MOSHE SHARETT

LIVIA ROKACH

NOAM CHOMSKY

ISRAEL SHAHAK

ODED YINON

RONALD BLEIER

AND ONE OF THE MURDERERS

OF COUNT BERNADOTTE

[Français & English]

GGB REPRINTS

2003

>http://ggb.0catch.com< Première edition / First edition

THE ISRAELI TERRORISM FILE

DOSSIER SUR LE TERRORISME ISRAÉLIEN

FILE ON ISRAELI TERRORISM

Israel must invent dangers, and to do this it must adopt the method of provocation-and-revenge... And above all – let us hope for a new war with the Arab countries, so that we may finally get rid of our troubles and acquire our space. Moshe Dayan, 26 may 1955. (Moshe Sharett's Diary, p. 1021.)

CONTENU / CONTENTS

Ce dossier est en construction. File under construction A la fin octobre 2003, il comprend: End of October 2003 it includes

Au début était le terrorisme, de Ronald Bleier (trad. du suivant) p. 3 In the Begining There Was Terror, by Ronald Bleier, p. 13 Un compte rendu de lecture du livre de Stephen Green (en anglais), p. 24

Taking Sides: America's Secret Relations With A Militant Israel

A Review of the above title p. 24

Une stratégie pour Israël dans les années 1980 par Oded Yinon (trad. fr. du suivant), p. 25.

The Zionist Plan for the Middle East, by Oded Yinon, (1982) with a preface by Israel Shahak., p. 31 How they Murdered the UN Envoy Count Bernadotte, by one of the killers, p. 44

Israel's sacred terrorism, by Livia Rokach, introdution byNoam Chomsky. (anglais) + an article by Uri Avneri, p. 51

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LE DOSSIER DU TERRORISME ISRAÉLIEN

Au début était le terrorisme

Ronald Bleier

Une bonne part de l’histoire du terrorisme du Moyen-Orient actuel a été jetée dans le puits de la mémoire d’Orwell, en raison d’une campagne très efficace au cours des 50 dernières années pour supprimer les informations préjudiciables à Israël. Faire sauter un bus, un train, un bateau, un café ou un hôtel, assassiner un diplomate ou un négociateur de paix, tuer des otages, envoyer des colis piégés, massacrer des villageois sans défense, c’est, comme on le sait, du terrorisme. Dans le Moyen-Orient moderne, ça a commencé par les sionistes qui fondèrent l’Etat juif (1).

Le péché originel

Le péché originel d'Israël est le sionisme, l’idéologie pour laquelle un Etat juif doit remplacer la Palestine précédente. A la racine du problème se trouve l’exclusivisme sioniste par lequel seuls les juifs sont traités comme citoyens de première classe. Pour créer et consolider un Etat juif en 1948, les sionistes ont expulsé 750.000 Palestiniens de chez eux et n’ont jamais permis à eux ni à leurs descendants de revenir. De plus, les forces israéliennes ont détruit plus de 400 villages et perpétré près de trois douzaines de massacres. En 1967, les Israéliens ont forcé 350.000 Palestiniens à fuir la Cisjordanie et Gaza, et 147.000 Syriens à partir des hauteurs du Golan. Depuis 1967, Israël a mis la population entière des territoires sous occupation militaire. Les effets de la dépossession des Palestiniens et d’autres Arabes nous suivent, avec les vies détruites de millions de gens directement touchés, et aussi comme signe de la guerre de l'occident contre la nation arabe entière et les musulmans partout. On peut avancer que le péché originel du sionisme et ses effets sur les peuples du Moyen-Orient ont été au centre de la motivation derrière les événements du 11 septembre, dont la conséquence la plus importante a été la " guerre contre le terrorisme " en cours qui étouffe notre paysage politique.

Assassinat d’un négociateur de paix

Un des actes les plus notoires du terrorisme israélien a eu lieu en 1948 quand des forces juives, membres de la faction LEHI (aussi connue comme Gang Stern) assassinèrent le comte Suédois Folk Bernadotte, médiateur appointé par l’ONU. Bernadotte fut tué le 17 septembre 1948, un jour après qu’il eut présenté son second plan de médiation qui, entre autres choses, demandait le rapatriement et des dédommagements pour les réfugiés palestiniens. L’assassinat de Bernadotte souligna une des principales différences de politique à l’époque entre les USA et Israël, c'est-à-dire le sort des réfugiés palestiniens. A l’époque, les forces juives/israéliennes avaient déjà forcé plus d’un demi-million de Palestiniens hors de chez eux. Le tollé international qui en suivit attira l’attention sur les effets sur la paix au Moyen-Orient autant que sur les souffrances des réfugiés. De plus, le devenir de centaines de milliers de juifs vivant dans le monde arabe, surtout en Irak, au Maroc, au Yémen et en Egypte, était mis en danger par la politique d’expulsion israélienne.

La veille de l’assassinat, le ministre des Affaires Etrangères Moshe Sharett accusa publiquement Bernadotte d’un " parti-pris contre l’Etat d’Israël et pour les Etats arabes ". Stephen Green indique les preuves montrant que le gouvernement israélien lui-même fut directement impliqué dans l’assassinat. La nuit de l’assassinat, les consulats tchècoslovaques de Jérusalem et de Haïfa étaient occupés à préparer les quelque 30 visas pour les membres du groupe Stern " qui avaient été arrêtés pour leur implication dans la préparation ou l’exécution " de l’assassinat. " Entre les 18 et 29 septembre, la plupart sinon tous les 30 quittèrent Israël sur des vols pour Prague." L’" échelle, la précision, et la vitesse de la fuite-évacuation " conduisit le Département d’Etat à " suspecter que le Gang Stern n’était pas seul impliqué ". Les USA se demandèrent si " l’opération avait pu être planifiée de Tchécoslovaquie, et si un escadron spécialement entraîné avait volé de Prague en Israël dans ce but " (2). De plus, l’historien Howard Sachar note que " On pense en général que Yehoshua Cohen, un ami de Ben Gourion, a servi de détonateur " (3).

Huit mois plus tard, en mai 1949, les Israéliens ont révélé à l’ONU que la majorité des membres du groupe Stern arrêtés pendant la " purge " avaient été libérés avant quinze jours. Les non-libérés furent gardés jusqu’à une amnistie générale accordée le 14 février 1949 (4). Personne n’a jamais été jugé pour le meurtre. L’assassinat de Bernadotte fit les titres internationaux et pendant quelques temps on fit plus attention à la question des réfugiés palestiniens. Finalement la pression pour les rapatrier ne put jamais être assemblée. On peut dire que du point de vue de la politique d’expulsion israélienne, l’assassinat fut un succès puisqu’aucun

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THE ISRAELI TERRORISM FILE

des successeurs de Bernadotte ne fut capable de mettre suffisamment de pression sur les Israéliens pour les amener à des concessions. Si Bernadotte avait survécu, il aurait peut être réussi là où d’autres avaient échoué. Au minimum, son meurtre fut un avertissement pour tous ceux qui auraient été tentés de suivre son modèle d’action.

Dynamitage d’un édifice public

Un des exemples les plus notoires du terrorisme juif/sioniste dans la période 1945-48 fut le dynamitage de l'hôtel King David le 22 juillet 1946. L'attaque fut le produit d'une atmosphère où les sionistes étaient furieux de voir que l'éclatante victoire des travaillistes britanniques à l'été 45 n'avait conduit à aucune libéralisation de la politique du gouvernement précédent sur l'immigration juive. L'insistance britannique sur le maintien de sa politique restrictive d'immigration produisit l'unification des trois factions des forces combattantes juives dans une résistance unifiée. Les trois forces comprenaient la Haganah de l "Agence juive menée par David Ben Gourion, le LEHI, ou gang Stern mené par Nathan Yellin-Mor, et l'Irgoun dirigé par Menachem Begin, qui dans son livre " Larévolte " se vantait d'être le " terroriste numéro 1 ". A la fin d'octobre 1945, ils acceptèrent formellement de coopérer sur " une lutte militaire contre le pouvoir britannique " (5). Leurs actions coordonnées, dont la " nuit des trains ", la " nuit des aéroports ", la " nuit des ponts " et d'autres opérations,furent de tels succès qu'elles causèrent finalement de puissantes représailles britanniques. Immédiatement après la " nuit des ponts " du 17 juin 1947, des traques de terroristes furent menées, des arrestations faites et des juifs furent tués ou blessés lors d'affrontements. Une opération britannique beaucoup plus importante, qui fut connue sous le nom de " Sabbat Noir " commença deux semaines plus tard. Des milliers de juifs furent arrêtés. Les troupes britanniques mirent à sac les bureaux de l'Agence juive à Jérusalem, s'emparèrent dedocuments importants, arrêtèrent des dirigeants de la direction de l'Agence juive, et conduisirent des fouilles et des arrestations dans de nombreux kibboutz. En résultat direct de l'opération Black Sabbath, le commandement de la Haganah décida le 1er juillet de conduire trois opérations contre les Britanniques. La Palmach (forces d'élite de la Haganah)ferait un raid sur un camp de l'armée britannique pour s'emparer de sesarmes. L'Irgoun ferait sauter l'hôtel King David où se situaient les bureaux du gouvernement mandataire et du commandement militaire britannique (la tâche du LEHI, faire sauter l'immeuble proche des David Brothers, ne fut pas réalisée).

Un appel de Chaim Weizmann, le président de l'Organisation Sioniste Mondiale,arriva à ce moment là, demandant l'arrêt de la lutte armée contreles Britanniques. En conséquence, le comité politique suprême décida " d'accéder à la demande de Weizmann ". Cependant, Moshe Sneh, chargé de liaison de la Haganah avec l'Irgoun et leLEHI, s'opposa fermement à la demande de Weizmann et n'informa pas Begin de la résolution du comité, lui demandant seulement de reporter l'action (6). L'hôtel KingDavid fut détruit par 50 kilos d'explosifs placés contre les piliersporteurs du restaurant " La Régence " de l'hôtel. Les minuteurs furent calés sur 30 minutes. Après la fuite des poseurs de bombes, des appels téléphoniques furent envoyés au standardiste de l'hôtel et auPalestine Post. Le consulat français situé près de l'hôtel fut averti d'ouvrir ses fenêtres pour empêcher l'effet de souffle, ce qu'il fit (7). Quelque 25 minutes plus tard,une terrible explosion détruisit toute l'aile sud de l'hôtel – les 7étages. Les pertes officielles furent de 91 morts; 28 Britanniques, 41 Arabes, 17 juifs, et 5 autres.

Les carnets Sharett

La biographie de Moshe Sharett indique qu'il fut chef dudépartement politique de l'Agence juive (1933-48), premier Ministre des Affaires Etrangères d'Israël (1948-56), et son second Premier Ministre(1954-55). Après sa mort, son fils édita son journal personnel couvrant la période d'octobre 1953 à novembre 1957. Le journal fut publié, en hébreu seulement, en 1979. Il aurait sans doute reçu peu d'attention hors d'Israël sans Livia Rokach. Fille d'Israël Rokach, le ministre de l'Intérieur dans le gouvernement du PremierMinistre Moshe Sharett, Livia Rokach partit ensuite pour Rome, où elle s'identifia plus tard comme une " écrivaine italienne d'origine palestinienne ". Au début des années 80, elle traduisit des extraits dujournal de Sharett et les mit dans un livre intitulé Le Terrorisme sacré d'Israël: Une étude basée sur le journal personnel de Moshe Sharett et sur d'autres documents . En dépit de menaces juridiques du ministère des Affaires Etrangères d'Israël, le livre fut publié aux USA par l'Association des Diplomés Arabesdes Universités Américaines (AAUG). Israël ne saisit pas la justice, craignant que, selon les mots d'Uri Avnery, " stopper la diffusion de la brochure serait une erreur de premier ordre, car cela lui donnerait plus de publicité " (8). Dans son livre, Rokach dit que depuis les premiers jours de l'Etat, Israël utilise froidement et cyniquement sa puissance militaire sous la bannière de la sécurité pour dominer la région. Elle explique que les leaders israéliens étaient mécontents des frontières de l'armistice de 1949, malgré le fait que, grâce à la guerre de 1948, ils avaient augmenté le territoire israélien de 56% attribués par l'ONU pour Israel à 78% de la Palestine mandataire. Le gouvernement israélien comprenait qu'il lui fallaittransformer le jeune Etat en une puissance régionale afin de conquérir le reste de la Palestine et aussi des territoires de ses voisins arabes. Rokach déduit du Journal de Moshe Sharett que les directions politiques israéliennes ne crurent jamais sérieusement à une menace arabe sur l'existence d'Israël.Elle écrit qu'Israël tenta délibérément de pousser les Etats arabes à des confrontations et des guerres pour dominer le Moyen-Orient. De telles ambitions ne pouvaient pas être réalisées sur la base de la doctrine princeps de la " supériorité morale juive " et " présupposait inévitablement

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LE DOSSIER DU TERRORISME ISRAÉLIEN

l'emploi de la violence ouverte à grande échelle ". D'après Rokach," le terrorisme et la violence devaient maintenant être glorifiés comme les nouvelles valeurs morales... et même sacrées, de la société israélienne ". Une telle transformation de la société israélienne ne pouvait pas être réalisée automatiquement, mais nécessitait le temps d'une génération de peur et d'anxiété de sa population et de ses supporters. Ils comprenaient aussi que les vies des victimes juives devaient être sacrifiées pour créer des provocations justifiant des représailles ultérieures... Une propagande, un bourrage de crane quotidien, contrôlé par la censure, a été commanditée pour nourrir la population Israélienne d'images de la monstruosité de l'Ennemi (9).

Fin 1953, le Premier Ministre Ben Gourion décida de prendre un congé sabbatique de deux ans. Son retrait du gouvernement fut présenté comme un " exercice spirituel " mais Rokach soutient qu'ilfut pris pour des raisons stratégiques. Sharett le " modéré " allait remplacer Ben Gourion pour que l'Ouest ne s'alarme pas des intentions d'Israël. " A court terme l'intention d'Israël était deralentir les négociations entre les Etats arabes poussant à être armés, et l'Ouest qui rechignaità les armer ". Le moment de la période sabbatique de Ben Gourion indique que déjà quatre ans après la guerre de 48-49, l'appareil sécuritaire se focalisait sur une stratégie de déstabilisation régionale. Son mode opératoire était la politique militaire connue sous le faux nom de " représailles ". La clé de la politique sécuritaire était de provoquer des conflits et des tensions dans la région, pour déstabiliser les régimes arabes et démontrer qu'ils ne pouvaient pas protéger leurs citoyens des attaques israéliennes, et pour poser les jalons d'une guerre générale (10).

Massacre de villageois.

L'affaire bien connue de Kibyaest un cas de documentation par Sharett des " représailles " israéliennes. Dans la nuit du 12 octobre 1953, une grenade fut jetée dans une colonie juive à l'est de Tel Aviv, tuant une femme et deux enfants. Ben Gourion et d'autresplanifièrent de puissantes représailles contre un village jordanien d'où il fut décidé que venait l'attaque.Sharett se prononça contre le raid. Le 14 octobre 1953 il écrit: " J'ai dit à [Pinchas]Lavon [un supporter ardent de la politique de représailles, ministre de la défense peu après] que ceci [l'attaque] sera une grave erreur, et j'airappelé, en citant divers précédents, que la preuve n'a jamais été établieque des actions de représailles servent leur but déclaré. Lavon sourit... et resta sur son idée... Ben Gourion, dit-il, est de mon point de vue " (11). Deux nuits plus tard, l'Unité 101 d'Ariel Sharon tuait 60 personnes dans le village jordanien frontalier de Kibya. Sharett entendit rapporter que: " trente maisons ont été démolies dans un village. Cette représaille est sans précédent par ses dimensions et la puissance offensive utilisée. J'ai marché de long en large dans ma pièce, désemparé et profondément déprimé par mon sentiment d'impuissance... J'étais simplement horrifié par ladescription par Radio Ramallah de la destruction du village arabe. Des dizaines de maisons rasées jusqu'au sol et des dizaines de gens tués. Je peux imaginer la tempête qui va souffler sur les capitales arabes et occidentales demain " (15 octobre 1953). " Je dois souligner que quand je me suis opposé à l'action je ne suspectait même pas un tel bain de sang. Je croyais m'opposer à une de ces actions qui étaient devenues routinières dans le passé. Si j'avais suspecté même de loin un tel massacre, j'aurais vraiment déclenché l'enfer " (16 octobre 1953).
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